Elargissement du port du masque: voici les nouvelles mesures du CNS

Nouveau Conseil national de sécurité (CNS) ce jeudi 23 juillet. Voici les nouvelles mesures adoptées.

Revivez la conférence de presse de Sophie Wilmès en vidéo

Voici les éléments à retenir

–  Pas d’activation de la phase 5 du déconfinement. « Nous n’augmenterons pas les nombres de personnes dans les événements et rassemblements (intérieurs ou extérieurs). Actuellement, les événements peuvent accueillir 200 personnes en intérieur et 400 personnes en extérieur depuis la mise en place de la phase 4 du déconfinement le 1er juillet dernier. Le lancement de la phase 5 qui devait débuter le 1er août et permettre aux événements d’accueillir 400 personnes en intérieur et 800 personnes en extérieur. Seulement, vu la recrudescence du virus, le CNS a décidé de retarder le lancement de la phase 5. « Nous n’allons pas assouplir les mesures concernant les événements publics », a déclaré jeudi la Première ministre Sophie Wilmès (MR). « Cela sera à nouveau possible à partir du 1er septembre, à condition que les règles soient strictement respectées et que chacun porte un masque. Tout dépendra évidemment de l’évolution du virus. » Donc pas de réouverture des foires et salons avant le 1er septembre.

–  Le port du masque devient obligatoire dans plus d’endroits dès ce samedi 25 juillet  : dans les rues commerçantes et tout endroit public ou privé à forte fréquentation déterminées par les autorités communales, dans les bâtiments accessibles au public, les marchés (dont les brocantes, marchés aux puces, fêtes foraines, fêtes commerciales et salons), dans les établissements relevant du secteur Horeca (pour le personnel et les clients, sauf quand ces derniers sont à table). « Il est clair que les bourgmestres doivent avoir le temps de s’adapter aux nouvelles règles d’ici samedi », a toutefois ajouté Sophie Wilmès. Pour rappel, le port du masque était déjà obligatoire dans les transports en commun, les espaces publics fermés comme les magasins et centres commerciaux, les cinémas, les salles de spectacles, les salles de concert ou de conférence, les lieux de cultes, les musées et bibliothèques, les auditoires, les casinos et sales de jeux automatiques, les bâtiments de justice (dans les parties accessibles au public), mais aussi chez le coiffeur, l’esthéticienne et les autres professions de contact.

–  Les nightshops devront fermer à 22 heures, pour éviter les rassemblements à risque dans l’espace public. Sophie Wilmès a précisé que la mesure visait à rencontrer la tentation de certains clients de se rendre dans des magasins de nuit, après la fermeture de l’établissement horeca pour s’approvisionner. C’est dans et aux abords de ces magasins que des problèmes surviennent parfois, a-t-elle dit en substance. L’heure de fermeture des établissements horeca demeurera quant à elle inchangée.

–  Dans l’horeca (qui ne change pas ses heures de fermeture, toujours fixée à 1 heure du matin), les clients devront communiquer une adresse mail ou un numéro de téléphone avant de quitter les lieux pour permettre un suivi plus aisé en cas de contamination, a annoncé jeudi la Première ministre, Sophie Wilmès. Les données transmises seront effacées après 14 jours.

–  Les contrôles seront renforcés. « C’est une piqûre de rappel à celles et ceux qui oublient que le virus est encore là », a indiqué la Première ministre.

–  Des confinements locaux sont possibles. Les autorités locales ont un rôle prépondérant à jouer. Celles-ci agissent dans le cadre de l’arrêté ministériel. Toutefois, elles peuvent envisager des mesures de précaution supplémentaires en concertation avec les Régions et les gouverneurs ; et ce, dans un souci de cohérence globale. Par contre, si des foyers épidémiologiques devaient apparaitre sur leur territoire, les autorités locales ont toute la latitude pour agir directement. Les Régions transmettent les informations sanitaires et mettent à disposition des Bourgmestres une feuille de route faite de mesures graduelles qui peuvent être activées au niveau communal, pouvant aller de la fermeture d’un seul établissement à la mise en place de confinements locaux. La communication visuelle et verbale des règles communales supplémentaires relève bien entendu des autorités locales. Elles doivent être soutenues dans leur démarche, dans un esprit de collaboration avec l’ensemble des niveaux de pouvoir.

–  La bulle de contact reste limitée à 15 personnes par semaine. « Il s’agit de 15 personnes chaque semaine, et non par jour. On doit pouvoir les énumérer (en vue du tracing). Si tout le monde respecte la bulle des 15, on ne devra pas la réduire. Mais elle doit être respectée. Son maintien à l’avenir dépend du comportement de chacun », a indiqué Sophie Wilmès.

–  Rappel des 6 règles d’or  : Les mesures d’hygiène restent indispensables ; Privilégier les activités en extérieur ; Attention aux personnes à risque ; Les distances de sécurité restent d’application (1,5m) ; Bulle sociale de 15 personnes par semaine ; Pas de rassemblement de plus de 15 personnes. « Ces règles ne sont pas des conseils mais des consignes. Elles doivent impérativement être respectées. Ces règles s’appliquent également à l’étranger et à votre retour de vacances », a rappelé Mme Wilmès.

–  Vacances  : Sophie Wilmès a annoncé la mise en ligne prochaine sur le site des Affaires étrangères d’un formulaire numérisé que les personnes revenant de voyages dans des zones rouges ou oranges devront remplir sous peine d’amende. Pour les retours des zones oranges, le CNS conseille une période de quarantaine et un test, des mesures obligatoires pour les personnes revenant de zones rouges que ce soit « à pied, en train, en avion ».

–  Sur le virus  : Selon la Première ministre, « les derniers chiffres ne doivent pas nous affoler (mais) ils doivent néanmoins être pris extrêmement au sérieux ». « Une hausse des contaminations fait partie intégrante du processus de déconfinement. Cela n’est pas anormal mais cela doit rester sous contrôle », a-t-elle fait valoir. Depuis la semaine dernière, le nombre de nouvelles contaminations a « considérablement » crû, a-t-elle dit, en citant le chiffre de 193 par jour en moyenne, avec un « pic » de 360 lundi. « La hausse du nombre de contaminations est due au non-respect des règles », a dit la Première ministre. Elle a toutefois relevé des différences entre les groupes d’âge – les jeunes adultes de 20 à 30 ans sont plus touchés – et géographiques, avec des « hausses inquiétantes » dans certaines provinces – qu’elle n’a pas citées, mais parmi lesquelles se trouve celle d’Anvers. « Nous avons gagné une première bataille, mais la lutte contre le coronavirus n’est certainement pas finie », a conclu la Première ministre en réitérant son appel à la « prudence absolue » face au virus.

Revivez la conférence de presse de Sophie Wilmès en direct commenté

Revivez les grands moments de cette journée en notre compagnie :

– 13h15  : selon nos informations, il n’y aurait donc pas de phase 5 des assouplissements. Du pouvoir serait donné aux bourgmestres des communes pour prendre des mesures complémentaires. Et l’horeca ne devrait pas fermer une heure plus tôt. À confirmer toutefois dans les prochaines minutes…

– 13h05  : D’après nos informations, la bulle sociale devrait rester à 15 personnes/semaine.

– 12h33 : L’obligation du port du masque devrait bien être étendue. Cela semble acté pour les artères commerciales, marchés, kermesses, quand vous quittez la table au restaurant…

– 12h20 : Selon nos informations, les discussions ont été animées et les différents partis autour de la table ont eu du mal à s’accorder sur les différents points à l’ordre du jour.

– 11h59 : La Première ministre Sophie Wilmès vient d’annoncer l’heure de la conférence de presse. Celle-ci débutera à 13h30.

– 11h17 : Plus de 3 millions de cas du nouveau coronavirus ont été officiellement déclarés en Europe, dont plus de la moitié en Russie, au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de sources officielles jeudi matin.

-10h39 : Cinq recteurs des universités flamandes insistent, jeudi dans une lettre ouverte publiée par plusieurs journaux, sur l’indispensable « unité du commandement » dans la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, en plein rebond de l’épidémie. « La crise n’est pas un peu fédérale, un peu régionale, un peu provinciale et un peu locale », dénoncent-ils.

-09h36 : « On va discuter de mesures qui doivent rappeler la vigilance, la prudence dont nous devons faire preuve parce qu’il y a manifestement un certain nombre de personnes qui n’ont pas compris que pour éviter une deuxième vague (…) il faut respecter strictement les comportements qui ont été désignés comme des règles », a affirmé à son arrivée le ministre des Indépendants et des PME, Denis Ducarme (MR).

– 9h27 : David Clarinval, ministre du Budget et de la Fonction publique, s’est exprimé en marge de la réunion. « On constate que les problèmes principaux sont situés localement, dans des communautés bien spécifiques. On sait les identifier de manière bien précise. Je pense que l’on va donner le maximum de pouvoir aux autorités locales, aux bourgmestres, pour pouvoir agir le plus rapidement possible dans ces communautés et être le plus efficace. »

-9h12 : Selon nos informations, les autorités devraient discuter d’une fermeture une heure plus tôt pour le secteur de l’horeca.

 9h00 : C’est parti, le Conseil national de sécurité a débuté.

– 9h00 : Port du masque, fermeture une heure plus tôt du secteur horeca, reconfinement… voici comment le gouvernement va serrer la vis !

– 6h35 : Les chiffres du jour sont tombés. On note une augmentation de 91 % par rapport à la semaine précédente avec une moyenne 192 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus entre le 13 et le 19 juillet. Le bilan complet.

Pour rappel, le Conseil national de sécurité rassemble la Première ministre, les ministres-présidents des entités fédérées, les ministres compétents ainsi que des experts.

Prévisions: un deuxième pic plus grave

Prévisions: un deuxième pic plus grave
Vincent Kalut

Ce mercredi, dans son rapport quotidien, le Sciensano précise que les admissions ont augmenté de 24 % en une semaine. La semaine du 5 au 11 juillet, on en recensait 9,7 par jour contre 12 entre le 12 et le 18 juillet. 178 personnes sont actuellement hospitalisées, 35 sont en soins intensifs.

Le nombre de décès suit cette tendance : + 82 %. On est passé de 1,6 décès par jour entre le 5 et le 11 juillet à 2,9 entre 12 et 18 juillet.

La hausse du nombre de cas continue aussi : + 89 %. La moyenne journalière entre le 8 et le 11 juillet était de 97,7 nouveaux diagnostics quotidiens contre 184,3 les 7 derniers jours. « L’augmentation est observée dans toutes les provinces, à l’exception du Brabant wallon », précise le Sciensano. Notons qu’une partie des personnes confirmées positives était asymptomatique au moment du test.

Des prévisions

De son côté, le professeur de biostatistique Kurt Barbé (VUB) a publié un graphique interpellant. On y découvre que la 2e vague en Belgique pourrait être bien plus grave que la 1re. Par cette publication, le scientifique veut tirer la sonnette d’alarme. « Je n’avais pas prévu de mettre à jour le dernier message si tôt. Les derniers chiffres des hospitalisations publiés par Sciensano montrent une augmentation plus importante que ce que j’ai publié précédemment. Mon modèle maintient le facteur R actuel à 1,2064. Hier, notre collègue Geert Molenberghs a donné un aperçu des projections que nous avons faites avec les différents modélisateurs à la mi-mai sur ce à quoi ressemblera une 2e vague. Je crains que les données soient conformes aux attentes pessimistes qui ont été formulées à l’époque », précise Kurt Barbé.

Réagir avant le 31 juillet !

Le modèle prévisionnel montre que, si la situation actuelle persiste, le nombre de nouvelles hospitalisations ne va cesser d’augmenter pour atteindre un pic au mois de novembre.

Un pic bien plus important que celui que nous avons connu en avril. « Je crains qu’on ne puisse pas éviter des lockdowns locaux. C’est comme pour des feux de forêt difficiles à contrôler : la croissance exponentielle s’installe. Cela est lent, ce qui le rend facile à minimiser pour les gens, mais c’est exactement ce qu’est un processus de multiplication. Nous avons encore jusqu’au 31 juillet pour inverser la croissance », poursuit le professeur.

Un avis partagé par le Centre de crise. « La situation n’est pas sans issue. Nous pouvons encore changer le cours des choses mais il est nécessaire d’agir vite. Je vous invite à laver plus vos mains que vous l’avez fait hier. Faites aussi plus attention au mètre et demi de distance à garder entre vous. Faisons notre possible pour protéger les personnes vulnérables. Il est important que nous arrêtions ces effets boules de neige avant qu’ils provoquent une nouvelle avalanche », a assuré Boudewijn Catry du Sciensano.

Touristes: le document obligatoire

Touristes: le document obligatoire
Photo News

Ce qui se trouvera également sur la table du Conseil national de sécurité de ce jeudi matin, c’est un document, installé sur une plateforme digitale, que les Belges revenant de l’étranger devront remplir 48 heures avant leur retour au pays. Cela permettrait de faciliter le « tracing ».

En fait, ce document existe déjà pour les personnes qui reviennent d’une « zone rouge », explique-t-on au cabinet de la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open VLD). Il s’agirait donc de le mettre sur une plateforme digitale et de le rendre obligatoire pour toute personne revenant de l’étranger, quelle que soit la couleur de la zone où elle est partie (verte, orange ou rouge).

Bonne volonté

Cette obligation concernerait bien tout le monde, indépendamment du mode de transport choisi pour voyager. Il est toutefois plus facile de contrôler les touristes qui voyagent en avion qu’en voiture…

« C’est vrai, on compte sur la bonne volonté et le sens civique des gens. Il est important que les Belges revenant de l’étranger se rendent compte que c’est leur intérêt de remplir ce document », reprend la porte-parole de la ministre. « La zone d’où ils reviennent peut changer de code couleur en quelques jours sans qu’ils s’en rendent compte. Cela peut être intéressant pour eux de savoir que de vert, elle est, par exemple, passée à rouge. Qu’il est donc utile pour eux de faire un test ou de consulter leur médecin… »

117 mille P.V. dressés par la police

117 mille P.V. dressés par la police
Belga

Ce mercredi soir, contactée par nos soins, la Police fédérale faisait le point sur le nombre de procès verbaux dressés en lien avec les mesures contre la propagation du coronavirus à l’échelle du pays.

Selon les chiffres plus récents, ce sont 117 mille procès verbaux qui sont enregistrés dans la BNG.

Le 25 mai, la Police parlait d’un peu plus de 101 mille procès verbaux dressés depuis le début du confinement. À l’époque, la Police fédérale avait remarqué que des pics étaient atteints notamment pendant le week-end.

Masque obligatoire: utile si «c’est jusqu’à la fin de l’hiver»

Faut-il encore savoir comment bien le porter.
Faut-il encore savoir comment bien le porter. - Belga

« On voit aujourd’hui de moins en moins de gens porter le masque. C’est un processus naturel, on ne le met pas car les autres ne le mettent plus. On projette la faute sur les autres pour se déculpabiliser. Autre élément, les vacances. Les vacances, c’est l’insouciance et la liberté. Le masque symbolise tout le contraire. On est donc moins enclin à le porter. Ce relâchement va perdurer sauf chez les personnes les plus fragiles qui connaissent les risques qu’elles encourent », nous confie une psychologue montoise.

Ce mardi, à l’issue de la réunion d’un comité de concertation, la ministre de la Santé Maggie De Block a précisé que le Conseil national de Sécurité pourrait décider de généraliser le port masque buccal dans les lieux publics et dans les services publics. D’autant plus si des foyers de contaminations ont été récemment constatés. Imposer le masque, est-ce donc la solution ? « L’imposer permettra un meilleur respect de la règle. Tant que c’est recommandé, l’être humain trouve toujours une excuse pour ne pas le porter. Puis, il aura peur de la sanction », ajoute-t-elle.

Être conscience du risque

L’imposer pourrait aussi donner une autre image. « Pour l’instant, le masque est l’outil le plus avantageux pour réduire la circulation du virus. Rendre le masque obligatoire, c’est une manière pour les politiques de montrer son efficacité. De nombreuses études et expériences étrangères le prouvent déjà. Aujourd’hui, on est au stade de la recommandation. Il est donc logique qu’il n’y ait pas l’adhésion espérée. Si l’usage du masque devenait obligatoire, les choses vont changer dans la tête des gens. Leur perception du risque sera également plus grande. L’adhésion sera donc plus importante », nous précise Yves Coppieters, médecin épidémiologiste et professeur de santé publique à l’ULB.

Si le Conseil national décide de l’imposer, il aura toutefois des conditions à respecter. « Si le masque est imposé, il faut ancrer cette mesure dans la durée. C’est-à-dire, jusqu’après l’hiver quand les autres virus respiratoires auront traversé le continent. Le coronavirus ne va pas diminuer d’ici là. Il faudra aussi que les masques soient accessibles tant en qualité qu’en quantité », poursuit-il.

Rappel des règles de base

« Enfin, si on le rend obligatoire, il faut absolument rappeler comment bien le porter pour éviter qu’il ne devienne un des vecteurs du virus. Il y a le port mais aussi le lavage, l’hygiène des mains avant et après, les limites d’usage, etc. Il y a donc beaucoup de règles à rappeler aux gens. Il faudrait pour cela des campagnes de sensibilisation ciblées », conclut Yves Coppieters.

Coronavirus en Belgique: les autorités vont nous serrer la vis!

Coronavirus en Belgique: les autorités vont nous serrer la vis!

La phase 5 des mesures d’assouplissement, que le Conseil national de sécurité (CNS) devait initialement évoquer ce matin, est « enterrée » jusqu’à nouvel ordre. De nouvelles mesures d’assouplissement, déjà recalées la semaine dernière, devraient encore l’être cette fois-ci : augmenter, par exemple, le nombre maximum de participants aux événements officiels (fêtes de village, compétitions sportives…) de 200 à 400 à l’intérieur, de 400 à 800 à l’extérieur, ce sera reporté.

Port du masque

À l’inverse, le CNS devrait annoncer des mesures à nouveau plus contraignantes. Elles tourneraient autour du port du masque, de l’heure de fermeture du secteur Horeca, voire de la restriction de la bulle des contacts (passer de 15 à 10 personnes différentes à voir par semaine), même si cette dernière mesure n’a pas été évoquée, hier, dans les réunions préparatoires.

Selon nos sources, le port du masque pourrait être imposé dans les cafés et restaurants dès que vous quittez votre table (entrée et sortie du lieu, même pour aller fumer, déplacement jusqu’aux toilettes…). Comme au Luxembourg et comme c’était prévu au moment de la réouverture de l’Horeca. Mais il faut bien reconnaître que les lieux qui font respecter cette mesure sont plutôt rares.

Fermeture anticipée

Autre mesure liée à l’Horeca, la possible fermeture une heure plus tôt, soit à minuit. Par contre, la mesure qui demanderait au restaurateur d’enregistrer les données d’au moins un convive par table ne devrait toujours pas être rendue obligatoire. À l’époque, le ministre des Indépendants et des PME, Denis Ducarme (MR) avait expliqué que la mesure n’était pas légale, se heurtant au respect de la vie privée. Elle ne l’est toujours pas aujourd’hui… Même si le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever (N-VA), a décidé de l’imposer ce mercredi au secteur Horeca de sa ville.

Également sur la table, le port du masque « dans les endroits accessibles au public » : cela peut concerner les saunas, comme les marchés, les rues commerçantes, etc. Hier après-midi, le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, a plaidé, sur sa page Facebook pour imposer, et pas seulement recommander, le port du masque dans certains lieux publics ouverts : « Que les bourgmestres soient (enfin !) autorisés à imposer le port du masque dans certains lieux en fonction de la réalité de terrain de leur commune. Quand, il y a quelque temps, des collègues bourgmestres avaient pris pareille mesure d’obligation du port du masque, ils ont vu leur décision annulée par le ministre de l’Intérieur au motif que cela ne favorisait pas une compréhension homogène des mesures sur l’ensemble du territoire ».

Reconfinement local

Il risque bien d’être entendu. L’imposition du port du masque sur les marchés a été prise par plusieurs communes ces dernières heures.

L’augmentation sensible des contaminations animera également un débat sur les possibilités de reconfinement local (un quartier, une commune, stopper un camp scout, etc.). Des consignes et conseils devraient être donnés en ce sens aux autorités locales.

Le débat risque de dévier sur l’efficacité du tracing, certains trouvant qu’il devrait être en mesure de renseigner les autorités sur ce qui provoque un rebond des contaminations, histoire de ne pas reconfiner à l’aveugle.

Le CNS devrait également adresser une piqûre de rappel aux entreprises. Les politiques remarquent qu’une majorité de Belges ont repris normalement la direction des bureaux. Or, le télétravail reste la norme. Le CNS devrait donc rappeler que le travail à distance, qui a démontré son efficacité durant le confinement, persistera ces prochains mois.

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