Elisa tuée: le patron de la gendarmerie contredit le compagnon

Elisa tuée: le patron de la gendarmerie contredit le compagnon

Élisa Pilarski, une femme âgée de 29 ans enceinte de six mois d’un petit Enzo, a été tuée par des chiens dans la forêt de Retz dans l’Aisne, le samedi 16 novembre dernier, alors qu’elle promenait le sien dans un secteur où était organisée une chasse à courre, comme le rappelle La Voix du Nord.

Dix-sept jours après le drame, les conditions de la mort de la trentenaire restent toujours aussi floues. Les analyses ADN des 62 chiens de l’équipage et de Curtis le chien d’Élisa Pilarski n’ont toujours pas été communiquées. Curtis, le chien de la victime, fait toujours l’objet d’un « examen comportemental ».

Le compagnon de la victime contredit

Dans Le Parisien, Christophe, le compagnon d’Élisa Pilarski qui a retrouvé le corps de sa femme, assure que la première personne qu’il a croisée alors qu’il approchait du lieu du drame serait un cavalier. Selon lui, il s’agirait de Jean-Charles Metras, commandant du Groupement de Gendarmerie de l’Aisne. Une affirmation et une présence du militaire qui a poussé le procureur en charge du dossier à dessaisir les gendarmes de l’enquête. Une décision que Jean-Charles Metras assure comprendre, mais qui serait motivé par des raisons «  médiatiques  » et non «  juridiques  », selon lui. Sur sa présence, à cheval, en forêt de Retz, le gendarme assure à l’Union que le compagnon d’Élisa Pilarski «  fait erreur  » : « On a quitté les lieux sans l’avoir vu ».

Le militaire ne pouvait pas se trouver sur un cheval, car «  il suivait la chasse à courre à pied et en voiture avec sa femme et ses quatre enfants  », rapporte l’Essor. Il a appris le drame «  à la fin de chasse  » et «  n’a pas vu  » le compagnon d’Élisa Pilarski. Jean-Charles Metras affirme avoir été invité «  à titre personnel  » à cette chasse à courre. Mais le militaire se refuse à dire si les chiens des chasseurs se sont attaqués à Élisa Pilarski. Le gendarme préfère attendre les «  communications officielles  », «  la Gendarmerie  » ayant «  été écartée des investigations  ».

La société de Vénerie – qui regroupe les associations de chasse à courre françaises – affirme, elle, «  qu’aucun des chiens de chasse  » ne peut être impliqué, car aucun n’a été mordu. Christophe, le compagnon d’Élisa Pilarski qui a trouvé le corps de sa compagne dénudé et «  dévoré de partout  », pointe de son côté la responsabilité des chasseurs. «  Pour moi c’est la chasse à courre, les chiens sortaient de ce précipice, Curtis a reçu beaucoup de morsures à la tête  », avait-il jugé dans les jours qui ont suivi le drame. Élisa Pilarski et de son fils à naître, Enzo, ont été enterrés ce samedi 30 novembre à Rébenacq dans les Pyrénées-Atlantiques d’où la jeune femme enceinte était originaire.

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