Football (UR Namur): le challenge de Gaspar Navez
publié le 15/07/2010 à 12h21
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À un mois de la reprise du championnat de l’UR Namur, les soucis persistent. Seul responsable du club, Gaspar Navez est le liquidateur provisoire du club.
Rédaction en ligne
>Gaspar Navez les prochains jours vont-ils être décisifs pour le club?
Vous savez le terme liquidation fait peur à tout le monde. Liquider ne veut pas dire tuer. Le club n’est pas mort. Au contraire, juridiquement parlant, ça le sauve. Pour l’instant, je suis hanté par le fait de ne pas avoir une équipe première compétitive. Nous travaillons à cela, on ne doit pas avoir une équipe qui traîne la patte lorsqu’en même temps, on essaie de sauver le club. Les réunions vont se multiplier, mais nous avançons pas à pas de manière discrète.
>Vous en êtes à votre septième liquidation avec notamment celles du FC Liège. Vous avez de l’expérience. Pourquoi ne pas s’être proposé pour être le liquidateur à long terme?
Je suis membre du comité exécutif de l’Union Belge. Je suis également responsable du département juridique de “ la Maison de Verre ” où nous recevons les différents contentieux de notre compétition. L’UR Namur est dans une posture délicate. Je ne voulais pas qu’il y ait de conflit d’intérêt. C’est pour cela que j’ai proposé Benoît Piette comme liquidateur à long terme. Il s’est déjà occupé du club dans le passé. Il a été l’avocat d’Armand Kaida.
>Une réunion a eu lieu mardi soir dans le but de réorganiser le club. Quels sont les premiers changements?
Nous avons créé différentes cellules pour s’occuper de la gestion du club, de l’équipe première, de l’école des jeunes mais aussi du sponsoring. Un comité de soutien a vu le jour avec à son bord Josette Frippiat dans le but de chercher de l’argent frais. Il y a dorénavant une personne à chaque place et chaque personne à une place. Tout le monde va devoir tirer dans le même sens pour trouver des solutions.
>On évoque des partenariats avec des clubs de Division 1 pour aider sportivement le club. C’est une piste concrète?
Mon poste à l’Union Belge favorise les contacts avec des clubs de l’élite. Leur rêve est de voir évoluer leur équipe réserve en D3. J’ai proposé à plusieurs clubs que je ne citerai pas, d’accueillir certains joueurs. Ils pourraient évoluer chez nous et seraient toujours sous contrat avec leur club actuel. Ils ne nous coûteraient rien. Par ailleurs, je suis en discussion avancée avec quatre joueurs du noyau de l’année dernière pour tenter de les faire resigner. Nous avons jusqu’au 31 août pour régler tout ça. (NDLR: le premier match de championnat de l’UR Namur sera le mercredi 18 août).
>Ce que l’on a vu lors du
premier entraînement n’est pas très réjouissant d’un point de vue purement sportif.
J’en suis bien conscient. L’équipe n’est pas encore prête. Mais actuellement, je ne peux pas dépenser un euro tant que je n’ai pas un euro en caisse. J’entends un peu partout que l’UR a besoin de renfort pour jouer en Division 3. Mais sans moyens, on ne peut rien faire. Je remercie les conseilleurs et leur avis mais qu’ils m’amènent des budgets et alors on pourra parler de transferts.
>Est-ce que vous allez rencontrer Christian Brahy et Zoran Bojovic?
Ils ont l’air plus intéressés par Benoît Piette, mais ce n’est pas impossible que l’on se rencontre.
>Et en ce qui concerne l’éventuel déménagement vers Jambes, vous parliez de “ foutaises ”. Cela ne pourrait pas être de bonnes économies en cette période de crise?
Je ne suis pas au courant. Je sais bien que le Namurois n’aime pas traverser la Meuse et puis ce stade est froid. La piste d’athlétisme n’aide pas non plus.
La situation est très difficile et pourtant on vous sent confiant.
C’est un véritable challenge et j’aime ça!