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Athlétisme: Adrien Deghelt veut battre son record à Doha

Adrien Deghelt. PHOTO: BELGA

Adrien Deghelt. PHOTO: BELGA
    Adrien Deghelt a pris la direction du Qatar hier matin. Au terme d’un périple de huit heures, le hurdler mosan a posé ses valises à Doha (Qatar) où il participera aux séries du 60m haies des championnats du monde ce vendredi

    Cédric Bouillon

    >Adrien, cette présence à Doha va permettre de tourner définitivement la page des championnats du Monde outdoor de Berlin, lesquels n’avaient pas répondu pleinement aux attentes.

    L’erreur commise sur la seconde haie, après un super-départ, m’a coûté cher. Elle était un peu stupide et, finalement, puisque je ne suis que peu coutumier à ce genre de fautes techniques, je ne crois pas que je la commettrai à nouveau à Doha.

    >La déception est-elle surmontée, dépassée, au moment d’entamer une nouvelle aventure internationale?

    J’essaie en tout cas de ne plus trop y penser. Je me raccroche au chrono en 13.78 qui atteste bien évidemment la forme qui

    était la mienne ce jour-là, au mois d’août.

    >La forme, parlons-en. Il y a deux ans, un nouveau record personnel indoor avait été de mise lors des Mondiaux de Valence ponctués au 11e rang. Cette fois, l’étalon de référence est tombé dès les championnats de Belgique. Cela augure du meilleur, non?

    Dans un premier temps, il me semble raisonnable d’évoquer une place en demi-finale. Pour que tel soit le cas, je doute qu’il me faille produire un chrono en 7.68 (NdlR: son record personnel). Un chrono en 7.73 lors des séries suffira à passer un tour. Mais, évidemment, je compte tourner autour de mon chrono et même l’améliorer. Mais, cela dépend de beaucoup de facteurs. De l’opposition offerte, des sensations du jour et des conditions de préparations offertes.

    >Les hurdlers sont arrivés tardivement sur le site de la compétition, non?

    Pour moi, oui, c’est un peu tard. Je préfère arriver deux ou trois jours avant le début de la compétition en elle-même. Cela permet de gérer le décalage. Mais, j’essaie de ne pas trop y songer. Ces conditions nous sont imposées et il faut y adhérer pour quand même être au meilleur de la forme le Jour J.

    >Pour vous, mieux vaudrait éviter de vous retrouver dans le schéma de la répétition générale orchestrée le dernier week-end à Liévin.

    Le contexte ne va pas être le même. Avec Damien Broothaerts, nous avions pris le parti de rallier le stade au départ de l’hôtel des athlètes plutôt qu’y aller de notre propre chef. Le problème, c’est que la navette a rencontré un souci sur le trajet. Je n’ai eu droit qu’à 44 minutes pour m’échauffer et, au final, j’ai couru en 7.78.

    >Pour ceux qui en douteraient, un bon échauffement s’avère donc déterminant.

    En ce qui me concerne, le cérémonial de l’échauffement débute une heure vingt avant la course. Je préfère y aller à mon aise et prendre mon temps, sans me mettre la pression. J’effectue quelques tours de terrain et j’accorde beaucoup de temps aux étirements. Ensuite, je chausse les spikes pour franchir quelques haies. Bien transpirer, c’est le signe d’un bon échauffement.

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