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Namur

Football (UR Namur): le dernier match pour Jules Charlier

Jules Charlier faisait l’unanimité autour de sa personne à Namur. PHOTO: VINCENT LORENT

Jules Charlier faisait l’unanimité autour de sa personne à Namur. PHOTO: VINCENT LORENT
    La reconstruction de l’UR Namur, même si elle s’opère en version plus soft que par le passé, ne se fait pas sans mal ni sans grincements de dents au sein du CA. Après Jean-Philippe Heynderickx, c’est l’emblématique délégué, Jules Charlier, un véritable monument du club qui jette l’éponge.

    Benoît Jadot

    J’ai remis mes mandats d’administrateur et de délégué ”, confirme le toujours souriant Jules, plutôt connu dans son second rôle auprès des joueurs qui, unanimement tout comme le staff, suppliaient presque l’intéressé de ne pas les abandonner après le match de Diegem, le dernier officiel pour le Jambois. “ C’est comme un père pour nous ”, regrettait Driss Akouz. “ Comme mes coéquipiers, on aurait tant voulu qu’il termine au moins la saison. C’est son choix même s’il le fait à contrecoeur. Il faut le respecter même si cela déçoit et surtout attriste l’ensemble de l’équipe et son entourage. ” Un avis partagé par le coach, Georges Heylens. “ C’est un grand Monsieur qui va nous quitter même si j’espère toujours qu’il change d’avis. Je regrette son départ tout comme celui de Jean-Philippe Heynderickx même si mon rôle est de mettre les joueurs dans une bulle, à l’abri des éventuels remous extérieurs. ” Quand on connaît l’attachement quasi viscéral aux Merles de Jules Charlier, il a fallu que sa limite soit atteinte pour qu’il décide de couper définitivement les ponts. “ Je n’ai jamais eu de problème avec personne en 35 ans de fonction et mon but

    n’est pas de semer la zizanie. J’ai beaucoup de respect pour Bruno Henry qui tente de faire avancer le club tout en stabilisant un budget un peu anémique. C’est une accumulation de petits dysfonctionnements qui a eu raison de ma patience ainsi qu’un manque de communication à l’intérieur d’une partie du CA. Quand on se sent un peu mis sur le côté, on s’interroge sur sa propre utilité. Je ne pars pas de gaieté de cœur, mais quand j’arrête une décision, je ne fais jamais marche arrière. ” La blessure est là pour notre interlocuteur qui ne pense même plus aller voir ses favoris au stade! “ J’ai peur que ce ne soit trop dur. ” Il reste égal à lui-même en ne refusant pas de donner quelques conseils à son successeur, Mohamed Mechach. “ Je lui donnerai tous mes petits calepins avec les différentes indications et s’il a besoin de moi, je serai toujours prêt à lui donner un conseil ou l’autre. ” La grande classe comme toujours pour l’ami Jules dont beaucoup regretteront le départ. Et si ce n’était qu’un au revoir?

    >Un reportage complet à lire dans La Meuse Namur de ce mardi 26 janvier 2010

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