Football: l'arbitre flamingant serait un récidiviste

Alors, carton rouge ou pas pour l’arbitre? news

Alors, carton rouge ou pas pour l’arbitre? news
    Toni Dirkx nie. L'homme en noir n'aurait jamais dit que des joueurs bruxellois ne pouvaient pas s'exprimer en français lors d'un match dans le Brabant flamand (voir l'article). Problème: voici dix jours, il n'aurait pas voulu parler avec d'autres joueurs car ils étaient francophones

    M.DQ avec HLN

    Rappel des faits. Au cours d'une rencontre de 4e provinciale disputée dans le Brabant flamand entre les équipes d'Asse-Terheide et Jette B, l'arbitre, selon les Bruxellois, aurait refusé que l'on parle français sur le terrain. Avant de faire en sorte que l'équipe jettoise perde le match.

    Un point de vue que ne partage pas le président de Asse-Terheide: “ J'ai vu un arbitre qui a sifflé normalement. Mais j'ai aussi vu et entendu des Jettois injurier l'arbitre durant tout le match. En français!

    Alors, droit dans ses bottes, l'arbitre Toni Dirkx? Pas sûr.

    Car un autre témoignage est venu s'ajouter au dossier. Le même homme a sifflé, voici une dizaine de jours, le match opposant Oetingen à une autre équipe bruxelloise, celle du RWDM. Et que dit-on au RWDM? “ Cet arbitre a refusé de parler avec nos joueurs parce qu'ils étaient francophones. Il a expliqué: ici, nous sommes en Brabant flamand et on parle le néerlandais. Par contre, il n'y a pas eu sabotage du match de sa part... même si nous avons perdu 3-0. ”

    C'est de la frustration!

    Et Toni Dirkx, qu'en dit-il? “ Les propos des Jettois ne sont pas corrects. Je pense qu'il s'agit surtout de frustration après une défaite. Parce que Jette est une équipe composée surtout de francophones, j'ai dit à son capitaine avant le match que je maîtrisais mal le français mais que je ferais mon possible. En l'avertissant qu'ils devaient me respecter. Si cela n'était pas le cas, j'embrayerais directement sur le néerlandais. ”

    Quant à ses sentiments communautaires. “ Je ne me considère pas comme Flamand mais comme Belge. Je n'ai rien contre les francophones. Le problème, c'est que les Flamands sont supposés connaître le français mais que les francophones font rarement l'effort de parler flamand. ”

    Deux versions des faits s'affrontent donc. À la commission d'arbitrage désormais de faire la lumière...