Stavelot: l'hôtel d'Orange est à vendre

L’hôtel d’Orange, à Stavelot, tourne depuis 1789. GDS

L’hôtel d’Orange, à Stavelot, tourne depuis 1789. GDS
    L’un des hôtels les plus connus de nos Ardennes et certainement le plus vieux de notre région, pourrait bientôt changer de mains. En effet, Dominique Leclercq se dit prêt à céder l’hôtel d’Orange, au bas de la Haute Levée, à Stavelot. L’hôtel est ouvert depuis 1789.

    Yves Bastin

    L’hôtel d’Orange pourrait être vendu dans les semaines ou les mois qui viennent. Mais attention: pas à n’importe quelles conditions! Seulement si le propriétaire, Dominique Leclercq, trouve un amateur proposant un prix correct et respectant l’âme du bâtiment, dont les façades sont par ailleurs classées.

    C’est qu’à 59 ans, il voit doucement poindre l’âge de la retraite. Et comme dans sa famille personne ne désire reprendre l’établissement, il préfère prendre les devants en allant vers l’amateur. Mais sans se presser et en étant prêt à poursuivre jusqu’à la pension s’il le fallait.

    Il a pris la décision voici un mois et depuis, plusieurs amateurs potentiels se sont manifestés, dont un paraît sérieux.

    Actuellement, l’Hôtel d’Orange compte sept chambres en B & B. Le restaurant, une excellente table, lui, avait fermé voici deux ans.

    Si l’hôtel était vendu, il n’est pas dit qu’il continuerait à avoir cette fonction. Il n’est par exemple pas impensable qu’il abrite des appartements que coifferait un rez-de-chaussée commercial.

    Dominique Leclercq, français d’origine, est à la tête de l’Hôtel d’Orange depuis une trentaine d’années. Mais il est apparenté par sa femme à la lignée des Gillard, qui avaient fondé l’hôtel, un relais de poste à l’origine, en 1789. Soit voici 220 ans, ce qui en fait probablement le plus ancien établissement commercial de l’arrondissement. On en est actuellement à la cinquième génération de descendants directs ou apparentés des fondateurs à la tête de l’établissement.

    L’hôtel a été restauré récemment. La vente pourrait se moduler selon que l’acquéreur reprendrait ou non la petite maison qui se trouve à l’arrière et/ou le parking en face de l’hôtel, situé en zone à bâtir.

    À l’arrière de l’établissement, voici deux ans, on avait aménagé des appartements de standing. Mais ceux-ci ne devraient pas être concernés par la vente.