Première belge, à Eupen: maison à effet de serre

Principe: réguler la chaleur via une verrière coiffant la maison  GDS

Principe: réguler la chaleur via une verrière coiffant la maison GDS
    Économisez l’énergie, qu’on dit. Mot d’ordre qu’on applique souvent à des bâtiments présentés comme passifs. Mais ce n’est pas la seule voie pour réduire sa facture énergétique. Ainsi, à Kettenis (Eupen), on a entamé la construction d’un bâtiment “ bio-solaire ”.

    Rédaction en ligne

    L’effet de serre n’a pas que du mauvais. En tout cas, quand il est directement appliqué à la maison et permet de limiter les rejets de CO2 dans l’atmosphère. C’est le principe mis en œuvre à Kettenis (Eupen), dans un lotissement. Ici, Dany Hilgers a demandé à l’Atelier Weiherhof (Dominique Dethier, Pascal Heinen, Monika Dethier-Neumann et David Genten) de participer à son projet de maison bio-solaire (ou Biosolar). Une première belge. Ce concept repose souvent sur le clef sur porte en Allemagne, où Klaus Becher l’a mis au point voici environ 20 ans. Mais à Kettenis, l’atelier Weiherhof s’est adapté au terrain et au projet du propriétaire. Le principe est celui d’une maison coiffée d’une verrière. Le plus souvent, dans le cas d’une maison biosolaire, la chaleur est produite par un poêle à bois situé dans la verrière. L’eau chaude produite est stockée dans un boiler et répartie par un circuit hydraulique à basse température (40-45o) dans le sol, les murs et le plafond de l’enveloppe intérieure, d’une surface habitable de ±160m². À ce système de base, s’ajoutent les capteurs solaires, qui contribuent à chauffer l’eau du boiler.

    En comparaison avec la maison passive, grâce à l’effet serre, l’épaisseur d’isolant contenue dans les murs du volume chauffé peut être moindre. De plus, en gardant une perméabilité des murs à la vapeur d’eau, le système profite d’une ventilation naturelle.

    La largeur de l’espace ventilé séparant les parois du volume chauffé et la peau extérieure pourra varier de quelques centimètres pour les parois nord revêtues d’ardoises à quelques mètres pour l’espace plus vaste orienté sud, espace tampon qui sert également de jardin d’hiver. En toiture, le “ vitrage ” de l’enveloppe extérieure sera en polycarbonate. Les parois verticales, elles, seront en double vitrage. Au sommet des pignons, des ouvertures laisseront échapper l’air, s’il devenait trop chaud.(YB)