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Tournai

Chats: la madone Micheline les préfère châtrés...

 

 
    On parle beaucoup de la stérilisation systématique des chats qui envahissent de plus en pklus nos rues et quartiers. Micheline Buisine vit avec une cinquantaine de chats et est la première militante de la stérilisation. Son job, aider les chats errants...

    Rédaction en ligne

    Vous lâchez une jeune chatte dans la nature. Le nez fin d’un matou finira bien par la repérer. Neuf semaines après la rencontre à la lisière d’un bosquet, la femelle donnera naissance à plusieurs chatons. Au cours de l’année, monsieur reviendra encore à deux ou trois reprises. Et la famille féline s’agrandira de nouvelles portées qui bientôt feront à leur tour des câlins.

    Bref, après deux ans, la fondatrice de la dynastie pourrait se retrouver au sommet d’un arbre généalogique fort de 25 couples. Et au bout d’un lustre, au même rythme de reproduction, quelque 6.250 chatons naîtraient dans l’année.

    Ces chiffres, Micheline Buisine, 62 ans, les connaît bien, elle qui depuis presque 20 ans, est devenue, avec son asbl “ Les chats sauvages ”, la madone des félins errants, les recueillant, les soignant, les hébergeant mais aussi les faisant stériliser par un vétérinaire, pour briser l’infernale surpopulation.

    Une maison pour eux

    Le scénario génétique, décrit ci-dessus, est évidemment forcé, car le manque de nourriture, la maladie ou tout simplement l’intervention de l’homme briseront cette prolifération anarchique. Il n’empêche, il suffit d’abandonner une bête dans un terrain vague, pour que rapidement, l’invasion commence. Micheline Buisine qui réside dans l’entité d’Antoing, cite quelques-uns des endroits de Tournai où elle est intervenue ces dernières années, avec parfois plus de cent chats livrés à leur propre sort: autour de l’église Saint-Quentin, sur les terrains de la SNCB près de la gare, dans l’enceinte des Marronniers ou de l’ancien hôpital militaire, etc.

    Pourquoi s’occupe-elle plus spécialement des chats errants? “Ce sont les plus malheureux ”, répond-elle, “ les laissés pour compte, ceux dont personne ne s’occupe. Les gens qui larguent un chat, pensent qu’il se débrouillera. Mais ce n’est pas le cas... ”.

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