La Papamobile de Marcourt: un prototype de Toyota (vidéo)
publié le 27/05/2010 à 07h52
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Le ministre Marcourt a-t-il trouvé une « Papamobile » à sa taille? Non, il est allé rencontrer les responsables de Toyota, dans leur fief à Nagoya. Accompagné de Liégeois pour vendre la technologie wallonne. Et a testé un robot-siège de la firme... A savourer en vidéo
LAURENCE WAUTERS
Quand on est ministre de l'Economie, on ne peut pas refuser l'invitation de Toyota à essayer leur nouveau prototype. C'est donc avec un sourire quelque peu forcé que Jean-Claude Marcourt a, dans le QG de l'entreprise à une heure de Tokyo, testé cet espèce de robot-siège roulant, entouré de néons devenant successivement oranges, verts ou bleus.
Pour ajouter quelque peu au ridicule, l'engin -qu'on ne risque pas de voir chez nous demain- est surmonté d'un espèce de palmier fluorescent. Bref, on a senti le ministre peu à l'aise sur cette machine qui fait la fierté des Japonais. Mais si on cherche une Papamobile aux couleurs du MR, elle est toute trouvée!
C'est le seul épisode comique de cette fort sérieuse mission menée par le cabinet Marcourt et destinée à nouer de nouveaux contacts avec le Japon dans le domaine des nouvelles technologies et de l'énergie renouvelable, les deux dadas des Japonais. Une mission audacieuse: avec ses 3,5 millions d'habitants, la Wallonie a l'air d'une puce face aux 120 millions de Japonais.
Vive Francorchamps!
Mais chez Toyota, un nom a servi, à sa simple évocation, à ouvrir les portes: Francorchamps. La première des questions des responsables du géant automobile a d'ailleurs été de savoir si le Grand Prix aura bien lieu. En guise de réponse, le ministre les a invités sur place.
Parmi ceux qui ont décroché une rencontre de travail à Nagoya, Fabrice Renard, de l'entreprise Prayon (Engis). La société utilise le phosphate dans la chimie minérale et ce dernier est notamment utilisé dans la fabrication de batteries. Toyota est le premier producteur de véhicules hybrides... et connaît pas mal de problèmes de batteries. L'entreprise, qui travaille déjà beaucoup à l'export, a également pu présenter ses projets chez Nissan, puis Mitsubishi. Provoquant un vif intérêt de la part des Japonais...
La mission comptait également Steven Verhasselt, responsable du business dévelopement sur l'Asie pour Liège Airport. Des rencontres de travail ( très positives , a confié le ministre) ont eu lieu pour conclure de nouveaux contrats dans le transport cargo.
Aucun contrat n'a, comme prévu, été signé pendant cette mission de prospection, qui s'est clôturée vendredi dernier par une visite au salon annuel destiné aux professionnels de l'automobile, à Tokyo. Certains opérateurs liégeois tels qu'Open Engineering (éditeur de logiciels de simulation numérique établi au Science Park) étaient présents, tentant de vendre leur technologie aux 50.000 visiteurs du salon et épaulés par Jacques Germay, du pôle Mécatech (pôle de compétitivité en génie mécanique).
La prochaine visite au Japon sera-t-elle celle de juteux contrats?