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Liège

Faut-il avoir peur des antennes GSM?

 

 
    Willy Pirard est le responsable de la cellule “ Champs électromagnétiques ” à l’ISSeP (Institut Scientifique de Service Public). Nous l’avons rencontré pour évoquer les craintes souvent liées aux antennes GSM.

    charles ledent

    Les craintes sont souvent causées par les risques pour la santé. Qu’en pense le scientifique? “ Précisons tout d’abord que l’ISSeP n’est pas compétent sur cet aspect des choses. Je me bornerai à citer l’avis des instances sanitaires qui distinguent entre les champs de faible intensité, tels que ceux que l’on rencontre près d’antennes relais ou d’émetteurs de radio-télévision, de l’ordre d’un volt par mètre chez les riverains les plus exposés, et les champs de plus forte intensité auxquels nous sommes soumis lorsque nous utilisons un GSM. En situation de mauvaise couverture (ce qui est le cas si vous êtes loin d’une antenne-relais ou en sous-sol), le téléphone doit émettre le maximum de puissance pour être capté par l’antenne-relais et l’on peut atteindre jusqu’à 100 volts par mètre au niveau de l’oreille et de la tempe. La puissance absorbée par les tissus étant proportionnelle au carré du champ, l’utilisation du GSM produit, au niveau de la tête, une exposition 10.000 fois plus élevée (100 au carré) que celle rencontrée chez les riverains. ”

    gaffe au gsm

    “ Les instances sanitaires officielles (Organisation mondiale de la Santé, Union européenne, Agence française de Sécurité sanitaire de l’Environnement et du Travail, pour n’en citer quelques-unes) sont unanimement rassurantes en ce qui concerne les champs de faible intensité produits par les antennes relais. Cet avis s’appuie notamment sur le fait que des populations sont exposées, parfois depuis plus de 50 ans, à des rayonnements d’intensité et de fréquences comparables à celles utilisées en téléphonie mobile sans qu’aucun effet n’ait été constaté. Par contre, en ce qui concerne les champs de plus forte intensité tels que ceux produits par les GSM, ces mêmes instances sanitaires restent beaucoup plus prudentes et recommandent la poursuite des recherches.

    Y a-t-il d’autres sources qui émettent des rayonnements semblables à ceux de la téléphonie mobile et auxquels le public est exposé?

    On peut mentionner le téléphone sans fil DECT (appareil comportant une station de base que l’on connecte à la ligne fixe et un combiné que l’on peut utiliser partout dans la maison). Le combiné émet une puissance moyenne de 10 milliwatts alors qu’un GSM émet jusqu’à 250 milliwatts. C’est donc beaucoup moins, mais pas négligeable, surtout si l’on tient compte de la durée de certaines communications.

    Il y a aussi le Wi-Fi pour l’accès à Internet, mais il s’agit d’une source de très faible intensité. Par comparaison, une borne Wi-Fi dans un bureau produit rarement plus d’un dixième de volt par mètre dans les situations habituelles. C’est 100 fois moins que chez les riverains d’antennes GSM ou un million de fois moins que ce que produit un GSM au niveau de la tête.

    On le voit, quand on évoque les antennes GSM, il vaut mieux raison garder...

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