Burdinne: pétition contre la porcherie
publié le 02/12/2008 à 11h25
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Une pétition a été lancée contre l’installation d’une porcherie de près de 9.000 porcs entre Burdinne et Braives. “ Un projet d’un gigantisme démesuré à quelques centaines de mètres des villages! ”, dit le comité de riverains.
“ Non à la porcherie industrielle à Braives/Burdinne ”, des mots qui sont depuis quelques semaines au centre des conversations des habitants de Burdinne et de Braives. Un jeune agriculteur d’Oteppe, François Martin, projette d’installer dans les campagnes de Vissoul, au lieu dit “ Bosinval ”, entre Burdinne et Braives, une porcherie pour y engraisser 6480 porcs et 2.160 porcelets. Un projet qu’il lance pour prendre son envol et quitter le nid de l’exploitation agricole familiale. Avec deux autres promoteurs, il avait organisé une réunion d’information avant même de déposer le projet à la commune. Plusieurs remarques avaient alors été adressées. Dans le cadre d’un dossier de permis unique introduit par la SPRL HADOPOR, l’étude d’incidences, confiée au bureau d’étude DLV, est aujourd’hui soumise à l’enquête publique jusqu’au 11 décembre (La Meuse Huy-Waremme du 8 novembre). A l’initiative d’un comité de riverains de Ville-en-Hesbaye, un site Internet (www.haltoporcs.be) a été mis en ligne pour permettre aux personnes intéressées de consulter l’étude d’incidences. Une pétition y est disponible. “ Nous lançons un appel à tous les riverains des villages concernés (Braives, Brivioulle, Burdinne, Ville-en-Hesbaye, Vissoul) pour défendre notre cadre de vie et encourager une agriculture raisonnée et raisonnable.
”
Car les riverains dénoncent des nuisances. À ce jour, de nombreuses personnes ont signé la pétition pour s’opposer à ce projet. La dévalorisation immobilière des habitations, les odeurs, ainsi que la dégradation de la voirie due aux charrois de camions (minimum 900 camions par an) sont parmi les désagréments que craignent les villageois. “ Les nuisances olfactives et visuelles ainsi que le charroi vont décourager les promeneurs. De plus, un danger non négligeable de pollution des eaux souterraines est bel et bien présent. Sans oublier que cette exploitation risque d’attirer des organismes non désirables tels que des mouches, autres insectes et staphylocoques ”, ajoute l’un des membres du comité.
th.L.