Marcher d’un bon pas pour vivre plus vieux
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Marcher d’un bon pas, c’est bon pour la santé. (Photo News)
Plus les personnes âgées marchent vite, plus elles vivent longtemps: c’est l’étonnante conclusion de chercheurs de l’université de Pittsburgh (USA).
Publié le 06/01 à 06h37
L’allure de la marche permet de prédire la survie de quelqu’un, tout aussi pertinemment que son poids, sa pression artérielle ou son mode de vie.
“ De plus en plus d’études montrent que l’activité physique a un effet positif sur le déclin naturel lié au vieillissement ”, confirme le Dr Bury, professeur en Physiologie de l’effort à l’université de Liège. Notre vitesse de déplacement commence à décroître à partir de 40 ans, un déclin que peut accentuer un mauvais style de vie (tabac, surpoids, sédentarité).
La vitesse de notre pas trahit notre état de forme, car marcher exige de l’énergie et fait travailler des organes vitaux comme le cœur et les poumons. S’ils sont en mauvais état, on a tendance à marcher plus lentement. Logique.
Danger sous 0,6 mètre/sec
Selon les auteurs de l’étude publiée ce mercredi dans la revue médicale JAMA, le nombre d’années restant à vivre augmente à partir d’une allure d’un mètre par seconde (3,6 km/h). En revanche, en-dessous, de 0,6 mètre/seconde, le taux de mortalité augmente.
Et c’est valable pour les hommes comme pour les femmes.
“ Marcher 30 minutes par jour, comme on le recommande, c’est déjà bien. Si on marche 50 minutes, c’est encore mieux, de même que si on fait plutôt un footing ”, explique le Pr Bury. Car au-delà de la durée de l’effort, l’intensité compte: elle génère des adaptations plus importantes dans l’organisme.
500 mètres en 8 minutes
Pour vivre vieux, commençons donc à nous intéresser à notre allure (de pas). Pour s’en faire une idée, lorsque nous flânons, nous faisons du 2-3 km/h. Une marche soutenue tourne autour des 5 km/h. Les marcheurs olympiques - au déhanchement typique - vont, eux, jusqu’à 15 km/h!
Les seniors doivent viser les 3,6 km/h, soit un peu plus de 8 minutes pour parcourir 500 mètres. C’est tout à fait faisable, avec un bilan médical préalable pour s’assurer qu’il n’y a pas de troubles cardiaques ou respiratoires, voire d’équilibre à partir d’un certain âge.