José Happart justifie la mission californienne
publié le 20/04/2009 à 07h23
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C’est un José Happart un peu tendu qui est apparu ce dimanche sur les plateaux de télé. À la limite du “ pétage de plombs ”, le président du Parlement wallon est revenu sur la controversée mission des députés wallons en Californie. Pour lui, c’est clair, il n’y a pas eu d’erreur.
Rédaction en ligne
Laurence Briquet a recueilli ses impressions pour les journaux de Sudpresse.
>Avec le recul, reconnaissez-vous que ce voyage était une erreur?
“ Non, à partir du moment où l’attaque est faite sous la ceinture par Ecolo, il est clair qu’il s’agit de polémiquer dans le cadre de la campagne électorale. Je peux comprendre que certaines personnes soient outrées mais ça, c’est parce que qu’on ne cherche pas la bonne information. ”
>C’est la faute aux médias?
“ Je pense qu’ils n’avaient rien d’autre à écrire en période de vacances de Pâques. ”
>Vous regrettez cette mission?
“ Dans les relations parlementaires, on ne signe par deux contrats entre deux assemblées. Quand je suis allé à Phœnix, en Arizona, j’ai pris ma casquette de président de l’aéroport de Liège. Ils cherchent un hub européen. Pourquoi pas Liège? Peut-être qu’avec cette mission, des liens ont été tissés mais, dans deux ans, si une ligne est établie entre Phœnix et Liège, tout le monde aura oublié qu’on en avait parlé pendant cette mission. ”
>On vous a senti agressif sur les plateaux de télé, hier...
“ Cette agressivité est à la mesure de l’agressivité dont je suis victime et dont cette mission est victime. Cette mission est basée sur la rigueur. On n’a pas fait de faux ou de magouilles. C’est tout à fait règlementaire. Et puis Cheron qui m’attaque, il n’a jamais lu un rapport. ”
>Comment expliquez-vous qu’Elio Di Rupo vous ait épargné et tape sur Van Cau?
“ Moi, j’ai gardé la même ligne depuis le début. Je pense qu’Elio trouve que Van Cau a parlé beaucoup trop, notamment quand il évoque un “ luxe raisonnable ”. L’erreur de Van Cau, c’est d’avoir démissionné de la Région. Cela l’a affaibli. La vie politique, c’est un combat de tous les jours. Quand tu vas au combat sans casque, tu risques de prendre des coups de barre. Et puis, c’est un règlement de comptes entre deux Hennuyers. ”