“ Robin? Un gars gars doué, pro, sympa ”

Un chic type passionné par son travail.  DR

Un chic type passionné par son travail. DR
    Toujours hospitalisé, Robin Vanden Bemden, le conducteur survivant de la catastrophe de Buizingen, se reconstruit physiquement. Ses collègues et amis sont unanimes. Robin, ce jeune papa est “un chic type, passionné et amoureux de son job ”.

    C.W et M.SP.

    Si l’état de santé de Robin Vanden Bemden (31 ans), le conducteur du train blessé dans la catastrophe de lundi à Hal, évolue de jour en jour, son moral était très bas hier, selon Jean-Marc Durieux, permanent syndical CGSP à Mons.

    Jean-Marc Durieux prend régulièrement des nouvelles du conducteur hospitalisé aujourd’hui à la clinique de Warquignies (Borinage). “ Je l’ai souvent au téléphone et il m’a bien dit qu’il était passé alors que le feu était vert ”, ajoute Jean-Marc Durieux. Mais à un supérieur hiérarchique, le conducteur aurait déclaré qu’il ne se souvenait de rien... “ Il faut attendre la fin de l’enquête ”, insiste le permanent CGSP. “ Ce conducteur a suivi une formation avant de prendre ses fonctions. Selon mes informations, Robin Vanden Bemden était plutôt bien coté en tant que conducteur. ” La veille de l’accident, le conducteur était bien en repos. “ Pour moi, le problème se situe au niveau des moyens techniques pour pallier toute défaillance d’un conducteur ”, conclut le syndicaliste. “ On dit que ça coûte cher, mais qui peut estimer le prix de 18 vies humaines? C’est une tragédie! ”

    Robin a fait ses études primaires à l’école Don Bosco à Quiévrain où sa maman vit toujours. Il n’a plus vu son papa depuis plus de 30 ans. Aujourd’hui, il vit avec sa compagne Stéphanie et leur petit garçon. Tant à l’armée où il a commencé sa carrière (comme militaire à Bastogne) qu’à la SNCB, ses collègues ne tarissent pas d’éloges: “ En 2005, c’était mon collègue à Bastogne à l’armée ”, raconte Ludovic. “ Un gars très sympa. Il aime le travail bien fait.”

    En novembre 2008, Robin termine sa formation de conducteur de train. Il est dans la classe de François. “ Nous avons fait notre formation ensemble durant 18 mois à Charleroi, dans la même classe pour les cours théoriques. C’était un très bon élève, super-motivé par son futur travail. On sentait qu’il voulait réussir. Et puis surtout quelqu’un de sympa, de souriant, de blagueur. Un chouette type.” À cause de ses horaires de travail, François n’a pas encore pu rendre visite à Robin: “Mais je prends des nouvelles par des collègues. Je vais aller le voir bientôt. Je le laisse se reposer, entouré de sa famille. ”

    Un gars doué et sérieux

    Jean, aujourd’hui à un mois de la pension, a travaillé à la SNCB avec Robin également: “ Il nous est arrivé de conduire un train ensemble. C’est un gars doué. Robin est quelqu’un de serviable, de motivé, de sociable. Je ne sais pas ce qui est arrivé. Mais le connaissant, je peux vous affirmer que Robin n’aurait jamais brûlé un feu rouge délibérément. Il est bien trop professionnel pour ça. ”