Parlement wallon: voyages limités et en 2e classe?
publié le 15/04/2009 à 20h44
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Le cdH a réitéré mercredi sa désapprobation concernant la mission organisée par le Bureau du Parlement wallon aux Etats-Unis et a annoncé que les parlementaires Carlo di Antonio. Il est temps de baliser l'avenir, dit le cdH, et but de la proposition est de réglementer de façon drastique ces missions.
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Michel de Lamotte et Dimitri Fourny déposeront jeudi, et proposeront à la signature de tous les partis, une proposition de modification du règlement d'ordre intérieur du Parlement wallon, visant notamment à ne plus permettre que les missions décidées par les commissions parlementaires avec approbation unanime de la Conférence des présidents.
Il est temps de baliser l'avenir, dit le cdH, qui ajoute qu'il apparaît en effet que la problématique des voyages du Bureau du Parlement, fréquentés par tous les partis sans exception durant ces 10 dernières années, n'est pas neuve et nécessite une réglementation stricte.
Règlementation stricte
Le but de la proposition est de réglementer de façon drastique ces missions. Le cdH souhaite interdire désormais les missions du Bureau du Parlement et ne plus permettre que les missions décidées par les commissions parlementaires avec approbation unanime de la Conférence des présidents.
Il imposer les voyages en seconde classe à l'instar de la pratique des ministres et imposer un rapport d'activités en veillant à le mettre à disposition du public sur le site du Parlement wallon dans les 15 jours qui suivent la fin de la mission. Il s'agit là de répondre à une demande légitime de chaque citoyen par rapport aux représentations exercées par ses élus.
Montants raisonnables
Il faut en outre, dit encore le cdH, veiller à ce que les montants consacrés aux missions parlementaires restent raisonnables. C'est pourquoi chaque année, il est proposé que le Parlement arrête les missions prioritaires et un montant maximal par mission, eu égard à la destination, à la durée et aux nombres de participants, sous réserve de missions résultant d'événements imprévisibles.
Le cdH suggère également de limiter les missions européennes à 5 jours et extra-européennes à 8 jours.
Par ailleurs, le cdH veut instaurer une analyse plus poussée de chaque projet de mission émanant d'une commission. Tout projet de mission devra faire l'objet d'un contrôle a priori et a posteriori exercé par la Conférence des présidents qui est l'organe le mieux à même de juger de l'opportunité de telles missions.