La région flamande bloque le plan de relance: "c'est risqué" (UCM)

 La région flamande bloque  le plan de relance:

Kris Peeters, le “Premier” flamand Photo Belga

Fallait-il déclencher le conflit d'intérêts à l'encontre de la simplification des plans d'embauche et ainsi bloquer plan fédéral de relance économique ? "Non", estime l'Union des Classes Moyennes. Qui considère le geste flamand comme trop risqué...

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Publié le 19/02 à 11h12

L'UCM a souligné le risque que cette procédure faisait peser sur le récent accord interprofessionnel (AIP). “ L'autonomie et la sagesse de la concertation sociale sont menacées. Le projet de simplification des plans d'embauche a reçu l'aval de l'ensemble des organisations syndicales et patronales ”, rappelle l'organisation francophone des entrepreneurs indépendants.

Ce conflit risque de rompre “ l'équilibre fragile ” obtenu dans le récent accord interprofessionnel, ajoute-t-elle, soulignant le contexte de crise fragilisant fortement les petites et moyennes entreprises. “ La simplification des plans d'embauche prévoit l'octroi d'importantes réductions structurelles sur les bas salaires et maintient les réductions de charges sur les trois premiers emplois créés, ainsi que certaines mesures pour l'activation des chômeurs de longue durée et des jeunes faiblement scolarisés ”, fait-elle valoir. L'UCM demande que cette procédure ne compromette pas la concrétisation rapide du plan de relance et la traduction des autres éléments de compromis consacrés dans l'accord interprofessionnel.

Plus tôt dans la matinée, la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet a proposé, afin d'éviter un blocage du plan de relance, d'en extraire la mesure contestée et de proposer aux partenaires sociaux de dégager par la suite une solution consensuelle. D'autres organisations patronales (la FEB et l'Unizo) ainsi que l'organisation agricole flamande Boerenbond, avaient elles aussi déploré, dès mercredi soir, la procédure flamande en conflit d'intérêts.