Publié le Samedi 29 Mars 2014 à

Régions > Liège > Actualité

Liège: Hassan Jarfi n'assistera pas au procès des assassins présumés de son fils, Ihsane

Rédaction en ligne

Voilà, c’est fini. Raphaël Wargnies a été condamné à 25 années de réclusion. Ce procès, le premier pour assassinat homophobe, fait penser au prochain, celui des assassins présumés d’Ihsane Jarfi. Hassan, le père de ce dernier, n’y sera pas. «Qu’est-ce que ça va m’apporter, à moi, d’écouter comment ils ont tué mon fils?», s’interroge-t-il.

Jeudi, la cour d’assises de Liège avait reconnu Raphaël Wargnies coupable de l’assassinat homophobe de Jacques Kotnik, le 25 juillet 2012 dans le parc d’Avroy à Liège. Vendredi, il a écopé d’une peine de 25 années de réclusion. Ce verdict met la touche finale à un procès historique. Historique, car c’était la première fois qu’on jugeait un crime avec la circonstance aggravante de l’homophobie. Un procès qui en appelle un autre: celui des assassins présumés d’Ihsane Jarfi. En avril 2012, quelques jours après sa disparition, son corps avait été retrouvé dans les bois de Nandrin. Quatre auteurs avaient été inculpés de l'assassinat d'Ihsane Jarfi: Mutlu Kizilaslan, Jeremy Wintgens, Jonathan Lekeu et Eric Parmentier. Ils ont été renvoyés devant la cour d'assises de Liège, où ils répondront d'assassinat à caractère homophobe en novembre prochain. L’occasion de demander à Hassan Jarfi, le père de la victime, s’il a suivi le procès Wargnies. Sa réponse fuse: «Je n’ai rien suivi», nous dit-il. «J’ai juste entendu le verdict à la radio. C’est une volonté de ma part. Je n’assisterai d’ailleurs pas au procès des assassins de mon fils.»

Les débats seront trop pénibles à entendre pour cet homme qui, depuis la mort de son enfant, dédie une grande partie de son temps à la prévention dans les écoles.

«Je ne veux pas venir réécouter encore une fois comment ils ont tué mon fils, les écouter mentir. Vous savez, c’est très dur de revivre tout ça. Ils ont brisé la vie de toute une grande famille. Peu importe le verdict, qu’est-ce que ça va m’apporter, à moi, d’être présent? Ce sera très utile pour la société qui pourra, à travers une décision de justice, se protéger de ces personnes. Mais qui va nous rendre notre fils? Pas une peine de 25 ans de prison en tout cas...»

Hassan Jarfi et sa famille seront néanmoins parties civiles au procès, qui se tiendra en novembre prochain.

Une information à découvrir dans La Meuse Liège de ce samedi 29 mars.

Faites de lameuse.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent