Ecoles musulmanes à Bruxelles: deux demandes toujours à un stade préliminaire
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Le projet existe à Anderlecht. (Damien Caumiant)
Ces demandes, qui en sont à un stade encore très préliminaire, émanent des asbl Ibn Khaldoun, dont le siège légal est à Anderlecht, et La Fontaine (Evere).
Étant donné que la distance entre deux écoles de la même confession doit être au minimum, au moment de la création, de 12 km pour le degré inférieur et de 20 km pour le degré supérieur, “si les deux écoles devaient se situer à Bruxelles, la condition de distance ne serait pas respectée” pour l’une des écoles, a commenté la ministre.
Par ailleurs, Le Soir indiquait mardi que les statuts de l’Institut Al Amal, qui porterait le projet d’une école secondaire musulmane près de la mosquée éponyme à Anderlecht, avaient été publiés au Moniteur. Aucune demande de création, de reconnaissance ou de subvention d’établissement scolaire n’a cependant été déposée.
La ministre était interrogée par les députés MR Gilles Mouyard et Alain Destexhe, qui ont réclamé d’elle “une attention particulière” au respect des prescrits légaux. “J’accorde une vigilance particulière pour tout le monde”, a répondu la ministre.
Les deux députés ont placé le débat sur les valeurs et l’éventuelle influence de la religion sur les contenus enseignés, les illustrant de témoignages traduisant leurs craintes.
La ministre leur a répondu en rappelant les prescrits légaux existants, identiques pour tous les établissements. “Il existe un arsenal de moyens et - le cas échéant - de sanctions pour nous assurer que l’ensemble des écoles de Wallonie-Bruxelles y correspondent”, a-t-elle commenté.
Depuis le début de la législature, cinq demandes de création d’école sont parvenues à l’administration de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont les deux de confession musulmane. Il s’agit de dossiers qui prennent plusieurs années avant d’éventuellement aboutir.





