Patrons et indépendants ne veulent pas d'une hausse de 10% du salaire minimum
Rédaction en ligne
Illustration Photonews
A l’occasion du 1er mai, le président de la FGTB a appelé les employeurs à relever le salaire minimum de 10 pc. Pour un travailleur à temps plein, à partir de 21 ans, cette hausse ferait passer le salaire minimum brut de 1.472 à 1.620 euros.
La FEB a qualifié cette proposition de “sympathique en période de haute conjoncture mais néfaste en temps de crise”. La fédération estime que les coûts salariaux seraient ainsi gonflés, avec des conséquences néfastes pour la création d’emplois et le pouvoir d’achat.
“Le salaire minimum est un des plus élevés d’Europe, aussi en net”, souligne la FEB.
“Les entreprises qui doivent composer avec des salaires minimum ont déjà suffisamment de difficultés ces derniers temps”, déclare Karel Van Eetvelt, administrateur-délégué d’Unizo. Et d’estimer que le président de la FGTB “plaide ainsi pour plus de faillites et une hausse du chômage”. “Si les coûts salariaux sont diminués de 15 pc, les entreprises pourront mieux respirer”, ajoute Karel Van Eetvelt.
Tout comme Unizo, le SNI estime que ce n’est pas le bon moment pour rehausser le salaire minimum. Sa présidente est d’avis que l’écart entre les revenus les plus bas et les allocations de chômage est trop faible. Afin de réduire la pression fiscale et les coûts salariaux, les allocations de chômage peuvent être limitées dans le temps et les congés tels que le crédit-temps et le congé parental limités, selon le SNI.





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