Blegny: quand trois coups de poing = 30 mois de prison
Rédaction en ligne
(photonews)
Les faits se sont produits le 18 juillet 2010, Steve est dans le café depuis 15 minutes lorsque Vincent entre, en état d’ébriété. “ Vincent était une connaissance du village, mais nos relations s’étaient dégradées et nous en étions déjà venus aux mains à deux reprises. Dès qu’il est entré, il a commencé à me chercher misère. À plusieurs reprises, il m’a insulté, m’a menacé ”, raconte le Blegnytois.
N’y tenant plus, il lui porte trois coups de poings en pleine figure.
À partir de là, les versions divergent. Des témoins de la scène prétendent que Steve a jeté Vincent hors du café où il s’est effondré. Steve affirme quant à lui avoir été écarté après avoir porté les coups. Il aurait appris par la suite que le beau-frère du tenancier du café qui avait mis Vincent dehors.
De cet accrochage, la victime garde des séquelles importantes. Après une hospitalisation de 18 jours, un expert a affirmé qu’il était en incapacité permanente. “ Mon client a perdu le goût, l’odorat, il souffre de troubles de la concentration et de maux de tête. Enfin, il ne peut plus conduire! ”, rappelle l’avocat de la victime. Une expertise a été réclamée et un dédommagement de 5.000 euros.
Faute d’autres témoignages, le parquet a suivi la partie civile. Il a également relevé que Steve avait eu une réaction excessive et disproportionnée. Il a requis une peine de 30 mois de prison, sans s’opposer à un sursis probatoire, impliquant notamment une formation à la gestion de la violence.
La défense a quant à elle estimé que le dossier était incomplet et a demandé l’audition de témoins. Elle espère ainsi mieux cerner l’attitude de la victime (celle-ci prétend de ne se souvenir de rien).
