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Football (P1): “Leader et hautain pas dans le même bain”

Jean-Marie Raucq T.V.A

Jean-Marie Raucq T.V.A

La Provinciale 1 ne joue pas pour le deuxième week-end consécutif. Ce qui n’empêche pas Jean-Marie Raucq, entraîneur du D.C Cointe (P2), de nous gratiner l’une de ses fameuses chroniques. Surprenant et plein de bon sens il nous fait réfléchir comme à chaque fois.

Rédaction en ligne

Publié le Samedi 11 Février 2012 à 07h01

Si je vous dis : Cité-Sport, Solières, Cointe, Raeren, UCE Liège, Fize, Xhoris, Ans, Bressoux etc., vous qui suivez attentivement le foot provincial, vous répondrez tout de go : “ce sont tous les leaders provisoires de leur série respective.” Je répondrais : “ bien vu, 10 sur 10. Au-delà de cette analyse assez facile, mais encore?

Parlons d’un sujet peu souvent abordé : la haine et l’animosité que suscite le leader d’un championnat, même amateur comme les nôtres.

Pourquoi cette inimitié et surtout comment la gérer pour celui qui l’a subi ? Vous qui ne connaissez pas les différents acteurs de toutes ces équipes, de tous ces clubs, lisez attentivement cela. L’image que vous avez d’un coach, d’un club, d’un joueur soit-disant hautain, individualiste, est souvent déformée. Dans la vie, sachez que très souvent ce n’est pas comme ça que ça se passe.

Certes, certains d’entre eux sont très exigeants avec les autres, avec eux-mêmes, pour atteindre leur objectif : obtenir un titre de champion.

Souvent, ces mecs que vous haïssez, ils ne vivent que pour le foot et travaillent comme des dingues. Il y a toujours un truc, un détail qui peut faire la différence. Ceux qui critiquent mettront le doigt dessus.

Parfois, la chance sera de leur côté car ils ont peut-être osé plus qu’un autre, lancé un jeune dans la bagarre qui a fait la différence, appliqué un système offensif efficace ou ont étés très performant sur phases arrêtées.

Ont-ils bien transféré ? A moins que l’ambiance a tout simplement fait la différence dans l’esprit de groupe ?

Autant de paramètres que nombre d’entre nous ne maîtrisent pas toujours mais que nous tentons de gérer au mieux comme tous les footeux mais aussi dans la vie tout court.

Dès lors, vous les donneurs de leçons, les inconnus du bataillon des loosers, sachez que leader ne rime pas toujours avec hautain. Ne mettez pas tout le monde dans le même bain.

Car, demain, les premiers seront peut-être les derniers.

Je conclus en souhaitant bonne chance aux leaders de toutes les séries.

Et continuez sur votre lancée.

Ah oui, j’oubliais les aigris : l’unité de valeur de la réussite, ce n’est ni le titre de champion, ni l’argent. C’est un rapport entre la satisfaction et le projet collectif et commun. A méditer.