Rallye de Monte-Carlo: "aller plus loin que le 33e km", ambitionne Thierry Neuville
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"On va aller très calmement pour passer le kilomètre 33 (ES1, Le Moulinon-Antraigues, 36 km) où j'étais sorti l'an dernier, et après le rallye va vraiment commencer pour nous", sourit Neuville, 23 ans, en souvenir de son entame du Monte-Carlo 2011, en ouverture du Challenge intercontinental des rallyes (IRC).
Le jeune Belge s'est bien rattrapé ensuite, au volant de la même Peugeot 207 S2000 de l'écurie Kronos: victoires au Tour de Corse et au Sanremo, et quelques autres jolis résultats. Au point que Citroën Racing, une fois Sébastien Ogier parti chez Volkswagen, a bloqué Neuville pour 2012, avec un programme minimum de 9 manches sur 13.
"Le Monte-Carlo, c'est certainement l'un des rallyes les plus difficiles du championnat donc forcément il y a un gros défi qui nous tend les bras. On est très fiers de pouvoir être ici avec Citroën Racing, l'équipe championne du monde, mais on est aussi un peu nerveux, avec un peu de stress, parce qu'on veut bien faire", ajoute Neuville.
Ogier, l'exemple à suivre
Secondé comme d'habitude par son compatriote Nicolas Gilsoul dans le baquet de droite de la DS3 portant le numéro 23, identique à celles de Sébastien Loeb et Mikko Hirvonen, le Liégois succède à un autre Belge prometteur, François Duval, qui avait remporté le rallye d'Australie 2005 chez Citroën.
Neuville envisage 2012 comme "une année d'apprentissage. Quelque part on doit convaincre, montrer aux gens qu'on a un certain potentiel, et qu'avec un peu d'expérience et de connaissance du terrain, on pourra aller vite". L'exemple à suivre, c'est celui d'Ogier, sept fois victorieux en WRC, aux côtés de Loeb. En attendant l'arrivée de la Polo WRC, Ogier va rouler en 2012 dans une Skoda Fabia S2000, le type de voiture que pilotait Neuville l'an dernier.
Alors quid des différences entre une "petite" S2000 et une "grosse" WRC ? "Il y a quand même un peu de différences, mais au niveau des trajectoires ça reste la même chose. La voiture est beaucoup mieux pensée, elle marche de manière formidable dans toutes les conditions, c'est à nous de nous adapter", résume le jeune Belge. Neuville reste de toute façon dans le giron du groupe PSA. Il a juste changé de marque et il a toujours autant d'ambition. La preuve, il a signé mardi un très bon chrono au "shakedown" de Valence, la dernière séance d'essais avant le grand départ, mercredi matin.
(AFP)







