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Foot: Que font les coachs de provinciale depuis leur limogeage ou leur démission

Après avoir quitté Rebecq, Michel Vigneron suit toujours le foot.

Après avoir quitté Rebecq, Michel Vigneron suit toujours le foot.

Une carrière dans le football amateur est, certes, une passion, mais également un sacrifice! Michel Vigneron, qui a quitté son poste d’entraîneur principal à Rebecq au début de cette saison, peut en témoigner mieux que quiconque.

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Publié le Mercredi 8 Février 2012 à 11h11

Depuis que je ne suis plus à la tête de l’équipe première de Rebecq, je fais des choses assez inédites. Par exemple, là, je reviens de dix jours en Égypte avec mon épouse ”, rigole-t-il. “ Ça permet de prendre pas mal de congé, de réaliser des travaux à la maison. Quand l’on se consacre au football, il y a beaucoup de chose qui l’on sacrifie, par la force des choses. Ma situation plaît à madame!

L’emploi du temps du footballeur est effectivement très prenant.

J’ai été joueur en P.2 et P.3 avant de prendre les rennes de plusieurs équipes. Cela revient à dire que, depuis des années, je me consacre au football quatre à cinq fois par semaine! Et puis, quand on devient T.1, on a dû mal à ne pas y penser en dehors des entraînements et des matchs ”, raconte-t-il. “ Honnêtement, ça ne me manque pas encore. J’aime regarder dehors et me dire que je suis au chaud ”, s’esclaffe-t-il.

Pour autant, le Bruxellois reste un passionné et continue à s’intéresser de près au ballon rond.

J’ai l’occasion de suivre mon beau-fils à la RUSAS, Julien Pete. Je ne me suis pas coupé non plus du football provincial. ”

Michel Vigneron, qui a commencé à coacher les jeunes à Tubize sur demande de Théo Buelinckx avant de passer à Jette et à Rebecq, continue à étudier les propositions qui lui sont faites. Mais il n’est pas prêt à se recaser n’importe où.

Lors de ma deuxième saison à Rebecq, en 2011 donc, je n’ai plus adhéré au projet sportif. Cela ne m’intéressait plus, j’ai donc préféré prendre du recul plutôt que de continuer sans plaisir ”, commente-t-il.

En vrai homme de terrain, Michel Vigneron ne se voit pas accepter d’autres fonctions dans le football. “ Qu’y a-t-il d’autres à faire? ”s’interroge-t-il. “ Du scouting? Il y a très peu de place pour cela dans le football provincial... Non, franchement, je recommencerai à entraîner, mais je n’ai pas d’exclusive. Pourquoi ne pas reprendre une bonne équipe de jeune. Autre chose: les entraînements spécifiques. Voilà aussi un aspect du métier qui m’intéresse. ”

Michel Vigneron avait en effet exercé cette fonction auprès de Philippe Saint-Jean alors T.1 du Tubize. “ Exercer les joueurs individuellement dans une équipe première est moins stressant car il n’y a pas le stress du coaching le week-end. En tout cas, je ne postule nulle part. Je suis assez connu dans le milieu, on peut me téléphoner ”, conclut-il.