Débat interrompu à l'ULB: le PS espère que l'université va prendre des mesures
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Le PS condamne les événements qui se sont déroulés mardi soir à l’ULB, empêchant la tenue d’un débat avec Caroline Fourest sur l’extrême droite et espère que des mesures seront prises pour éviter que de telles méthodes puissent se reproduire.
Rédaction en ligne
Publié le Mercredi 8 Février 2012 à 17
Cette prise de position est publiée mercredi dans un communiqué du parti.
Selon le PS, aucune motivation ne peut justifier la censure, qui plus est dans une enceinte académique qui cultive le libre examen depuis plus de 150 ans.
Le débat intitulé “L’extrême droite est-elle ou non devenue fréquentable? “ a été perturbé à plusieurs reprises par un groupe de 40 à 60 personnes voulant dénoncer “l’islamophobie” de Caroline Fourest, l’une des invitées. Plusieurs personnes, revêtues de keffiehs et de burqas, ont scandé en boucle des slogans (“Burqua Bla-bla”), empêchant la bonne tenue du débat, finalement interrompu par le modérateur, Guy Haarscher et le recteur de l’université, Didier Viviers.
L’action avait été instiguée sur Facebook par un chercheur de l’université, Souhail Chichah. Ce dernier appelait sur le réseau social à la “lapidation” de Caroline Fourest.
Le PS espère que les “autorités de l’ULB feront au plus vite toute la lumière sur ces événements indignes d’une des plus grandes universités du pays, et que les mesures seront prises pour éviter que de telles méthodes puissent un jour se reproduire”.
“La confrontation des idées et la possibilité de remettre en cause tous les dogmes sont des principes fondamentaux de la démocratie. Y attenter, c’est préparer le retour de l’obscurantisme et de la violence”, ajoute le parti.
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