Futsal (D2): Le président de Liurno Ougrée se lâche
Rédaction en ligne
Geoffrey Liurno (à droite) veut la D1 pour son club. DEJENEFFE
>Vous êtes le nouveau président de P&V Assurances Liurno Ougrée. Finalement, à quand remontent votre coup de cœur et votre envie de vous investir dans le milieu du futsal?
Voilà maintenant deux ans et demi que ma passion pour le futsal a pris naissance. A l’époque, j’avais inscrit une équipe dans la catégorie seniors du Sljivo. Avec des amis, des clients et certains joueurs de division 1. Nous avions réussi à disputer la grande finale mais, face à l’équipe de Pandili, nous avions hélas perdu. Après cela, l’équipe a encore participé au challenge Catoul. Je me suis alors rendu compte que je connaissais pas mal de gens dans le milieu et pas mal de joueurs de haut niveau. Avec mon travail dans le domaine des assurances, placements, épargnes et crédits, j’ai pu me lancer. Et de manière totale. C’est dans mon caractère.
>Votre travail vous permet d’apporter pas mal de sponsors potentiels...
C’est juste. Je dispose d’un bon carnet d’adresses mais surtout de personnes qui me font confiance. Voilà une chance. Certains partenaires désireux d’apporter quelques milliers d’euros prennent dès lors un engagement envers moi. Et moi, je prends un engagement envers les joueurs. Ils savent que si un partenaire ou l’autre venait à ne pas tenir ses promesses, je serais en mesure de rectifier le tir. Quand il faut payer, je paye. Ce respect de la parole donnée est ma grande force. L’année dernière à Chemss, j’ai mis 60 % du budget de ma poche.
>Votre job est aussi votre passion au même titre que le futsal?
Les deux sont liés. Je n’exerce ce travail dans les assurances que depuis 2004. Autrement, je suis laborantin-chimiste et électronicien. J’ai bossé six mois chez Colgate avant d’aller à l’armée durant quatre ans et demi. Mais, tout ça, ce n’était pas trop pour moi. Là, je suis indépendant pour P & V Assurances et j’aime ce que je fais. Comme dans chaque chose que j’entreprends, je me suis lancé à fond dans cette activité. Et je continue. Sur une semaine, je travaille en moyenne 50 heures! Je n’ai pas une vie de tout repos et je n’en veux pas. Le train-train quotidien, très peu pour moi. Mon job représente ma motivation numéro un.
>Ce n’est pas trop compliqué en ce qui concerne la vie de famille?
Lorsque j’en fais trop, ma femme Stéphanie me dit clairement de lever le pied. Alors, je m’exécute...pour un temps (rires). Mais, si je délaisse parfois ma vie familiale par rapport à un travail prenant, c’est parce que je souhaite assurer l’avenir des miens. Le week-end, j’essaie d’être présent un maximum avec ma petite femme que j’aime et mes enfants, Giulia et Mauro.
>L’armée, ça vous a appris des choses intéressantes dont vous vous servez aujourd’hui dans votre rôle de président?
En réalité, cela m’a surtout forgé un caractère et une certaine discipline. Dans les faits, je dis toujours les choses très ouvertement et, avec les joueurs, ce n’est pas forcément bien perçu. On m’a déjà dit que j’ai un sale genre lorsque je parle de la sorte (il rigole). Je ne gère donc pas le groupe de joueurs. Cette donnée est identique dans mon boulot. Je ne suis pas diplomate.
>Vous avez des “ péchés mignons ” dans la vie?
J’avoue être quelqu’un de hyper dépensier (il sourit). Il s’agit d’un gros défaut chez moi. J’aime me faire plaisir et faire plaisir aux personnes que j’aime. Mes péchés mignons, c’est surtout les montres, les voitures et les bons restaurants.
>Si on vous demande de choisir entre un tour du monde et un titre cette année en D2, vous prenez quoi?
Je prends les deux (rires)! Je pars faire le tour du monde en sachant que ça n’empêchera pas l’équipe de monter. La D1, ce serait un aboutissement.

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