Publié le Jeudi 12 Octobre 2017 à

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Scandale dans une école catholique de Virton: ils avaient couché avec leur élève mineure, ils risquent la prison

M. M.

Les plaidoiries et le réquisitoire dans l’affaire des deux profs gaumais ayant eu des relations sexuelles avec leur élève mineure se sont déroulés ce mercredi devant le tribunal correctionnel d’Arlon. Tous les deux ont réitéré leurs excuses envers la jeune fille.

L’école à Virton où travaillaient les professeurs.

D.R.

L’école à Virton où travaillaient les professeurs.

L’affaire avait fait grand bruit l’automne dernier. Un scandale sexuel avait éclaté au sein du Collège Notre-Dame du Bonlieu à Virton. Deux professeurs mariés et pères de famille, et par ailleurs très appréciés au sein de l’école, ont entretenu des relations sexuelles avec une de leur élève, mineure à l’époque des faits, lors de l’année scolaire 2014-2015. L’un des deux est poursuivi pour attentat à la pudeur sur un mineur de moins de 16 ans et tous les deux doivent répondre d’incitation à la débauche.

De confident, il deviendra son amant

Lors de l’instruction d’audience, tous deux avaient expliqué avoir eu des sentiments amoureux pour cette jeune fille. Le premier, un professeur auprès de qui l’élève était en remédiation puis qui est devenu son amant, avait fait son mea culpa, regrettant de ne pas avoir mis un terme à cette relation. Le second avait expliqué avoir été « piégé » par un chantage affectif. L’élève était venue se confier à lui sur la relation particulière qu’elle entretenait avec son collègue. Elle le menacera de se suicider s’il révélait quelque chose. De confident, il deviendra son amant à son tour.

L’enjeu de ce procès était notamment de déterminer la date à laquelle le premier professeur avait couché avec son élève. Lui prétend après les 16 ans de la jeune fille. Elle affirme le contraire.

« Sales types »

Me Soblet, l’avocat des parties civiles, a entamé sa plaidoirie en qualifiant les deux prévenus de «  sales types  ». «  On se demande qui a autorité sur qui dans ce dossier ?  », a-t-il tempêté. L’avocat estime que les éléments sont suffisants pour établir la culpabilité des deux prévenus.

Le Pouvoir Organisateur de l’école s’est également constitué partie civile, pour atteinte à l’image de l’école.

Pour le ministère public, toutes les préventions «  semblent incontestablement établies  ». La procureur de division Sarah Pollet a requis, pour le premier, une peine de 10 à 12 mois de prison avec sursis ainsi que plusieurs interdictions donc celle de travailler dans un établissement fréquenté par des mineurs. Pour le second, 8 à 10 mois de prison avec sursis ont été requis avec les mêmes interdictions.

Ils réclament l’acquittement

Du côté de la défense, on a particulièrement insisté sur la relation amoureuse qui s’est tissée entre la jeune fille et chacun des deux anciens enseignants. Les conseils des deux prévenus ont tous deux réclamé l’acquittement de leur client.

Avant de quitter la salle d’audience, le premier enseignant a tenu à dire qu’il assumait la responsabilité de son comportement «  non professionnel et contraire à l’éthique  ». Tous les deux ont réitéré leurs excuses. Le jugement sera prononcé le 22 novembre prochain.

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