Publié le Samedi 7 Octobre 2017 à

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La N-VA reviendra avec le communautaire lors des élections de 2019

Belga

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon et le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken, deux membres N-VA du gouvernement fédéral, reviennent samedi sur la place qui sera accordée au communautaire dans le programme du parti en vue des élections 2019. Et le communautaire en fera bien partie.

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Si le président Bart De Wever avait indiqué le 11 septembre dans Het Laatste Nieuws que cette question ne ferait pas partie des «trois piliers» de la campagne électorale N-VA ("l’économie, la sécurité et l’identité"), elle n’en sera pas absente pour autant, selon Jan Jambon et Theo Francken qui s’expriment dans Le Soir et les journaux du groupe IPM.

«Premièrement, un des trois thèmes, c’est l’identité, l’identité flamande. Est-ce si loin du communautaire?», interroge le premier. Le communautaire, dans le sens des «réformes institutionnelles», n’est pas le but mais constitue «les moyens», estime également le ministre. «Le but, c’est la sécurité, le socio-économique et l’identité. (...) Le but dans ma vie politique n’est pas de réformer l’Etat, mais d’offrir bien-être et prospérité. (...) Et les moyens, c’est de donner plus de compétences à la Flandre parce qu’il y a deux démocraties». A la question de savoir si la N-VA demandera la révision d’articles de la constitution en fin de législature, Jan Jambon répond un «oui» franc.

Prochain pas : le confédéralisme

Theo Francken partage en partie ses observations, soulignant que «le deuxième axe le plus important» de la campagne 2019, «c’est l’identité: qui sommes-nous en tant que communauté?» «L’article 1 des statuts de notre parti est clair», souligne-t-il en réponse à une question au sujet de l’éventualité d’une Flandre indépendante. «Mais le prochain pas, c’est le confédéralisme et rendre les structures belges plus efficaces et moins chères. Je sais que la Flandre totalement indépendante, ce n’est pas pour demain. Mais bon, je n’ai que 39 ans», indique celui qui se dit «très fier de voir ce que font les Catalans».

Quant aux récentes polémiques, entre autres sur sa «caricature» en «nazi», «c’est la criminalisation d’un homme politique», estime-t-il. «Côté francophone», «on me traite de raciste, de fasciste toutes les semaines». «Ma criminalisation doit arrêter. Parlons du contenu de ma politique», conclut-il.

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