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Titulaire contre l'Albanie, Gerard Piqué est sifflé et acclamé

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Publié le Vendredi 6 Octobre 2017 à


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Le défenseur de Barcelone Gerard Piqué, au coeur d’une polémique sur fond de crise en Catalogne, a débuté comme titulaire de l’Espagne le match de qualifications au Mondial 2018 face à l’Albanie, et ses premières prises de balle ont été accompagnées de sifflet et d’acclamations vendredi soir à Alicante.

Piqué composait la charnière centrale de la ’Roja’ aux côtés du Madrilène Sergio Ramos. Chacune de ses prises de balle dans les premières minutes du match a été saluée d’un mélange de sifflets et d’acclamations de la part du petit stade d’Alicante (28.000 places), pas loin d’être plein.

Le public, qui avait sorti de nombreux drapeaux espagnols agités avec frénésie pendant l’hymne national, n’a pas réservé le même sort à l’autre Barcelonais titularisé par le sélectionneur Julen Lopetegui, Jordi Alba, au poste de défenseur gauche.

Au terme du premier quart d’heure, Piqué a toutefois été applaudi sans sifflets après avoir pris un coup, le public l’ovationnant même quand il s’est relevé.

Gerard Piqué s’est retrouvé au coeur d’une polémique ces derniers jours pour avoir pris position en faveur du droit des Catalans à voter pour ou contre l’indépendance. Il a notamment été sifflé par le public lundi lors d’une séance d’entraînement de la sélection espagnole et l’a aussi été vendredi pendant l’hymne espagnol.

«Piqué s’est chargé de mélanger sport et politique. Mais à Las Rozas (centre d’entraînement de la sélection), il ne porte plus le maillot du Barça, il porte le polo de la sélection, de l’Etat auquel il appartient, et il n’a pas à retweeter des choses contre cet Etat», a fait valoir avant la rencontre un supporter espagnol, Nacho, lunettes fumées et drapeau espagnol noué autour de la taille.

«Je suis très fier de faire partie de l’équipe d’Espagne. C’est impossible de mettre en doute mon engagement, je suis là depuis mes 15 ans, c’est une famille pour moi», avait pour sa part clamé mercredi le champion du monde 2010 et d’Europe 2012.

«Nous sommes des joueurs, mais nous sommes avant tout des êtres humains et les êtres humains ont des opinions qui viennent de notre entourage, d’où on vient et des informations que l’on reçoit. C’est impossible que l’on pense tous pareil», ajoutait-il.

L’Espagne est secouée depuis dimanche par sa plus grave crise politique depuis son retour à la démocratie en 1977, à la suite du référendum organisé en Catalogne, et émaillé de violences.