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La presse ivoirienne met la pression sur Marc Wilmots: «Une démission, avant que le drame n'arrive»

Rédaction en ligne |

Publié le Jeudi 5 Octobre 2017 à

Réputée pour être très impatiente, la presse de Côte d’Ivoire est inquiète avant un match capital au Mali vendredi, dans le cadre des qualifications pour le Mondial.

La défaite surprise à domicile le 5 septembre contre le Gabon (2-1) a ravivé l’inquiétude en Côte d’Ivoire : les Eléphants n’ont plus qu’un point d’avance en tête de leur groupe des qualifications pour le Mondial-2018 et la presse s’impatiente avant le déplacement au Mali vendredi (21h00).

Dans les rangs de l’équipe, le mot d’ordre est détermination. «  On n’a pas le droit de douter. On a une mission à accomplir et on doit la réussir  », lance ainsi le défenseur Lamine Koné avant le voyage crucial à Bamako, avant-dernier match de qualifications.

«  Nous allons faire plus que tout pour passer  », assure le sélectionneur Marc Wilmots, qui a pris en main des Éléphants moribonds après une CAN-2017 complètement ratée.

Le Belge affiche toujours ses certitudes. «  Je suis content de ce groupe, mélange de jeunes et d’anciens. Mes joueurs ont donné le maximum », affirmait même Wilmots après la défaite contre le Gabon le 5 septembre.

Dans sa ligne « crédit », les Éléphants ont proposé un bon fonds de jeu le 5 septembre, largement dominé la rencontre, avec d’innombrables occasions. Sans pouvoir les transformer en points. Mais, sur le plan comptable, Wilmots présente un bilan peu rassurant : 3 défaites et 1 victoire en 4 matches.

La presse s’impatiente et le quotidien l’Inter n’est pas convaincu par les propos optimistes du coach : «  Si le cœur lui en dit, il peut, avant que le drame arrive, donner sa démission  ».

La tâche de Wilmots sera d’autant plus complexe à Bamako qu’il doit faire sans les joueurs qui constituaient l’épine dorsale de sa formation : les attaquants Gervinho (Hebei Fortune), Seydou Doumbia (Sporting Lisbonne), Wilfried Bony (Swansea), ou encore le milieu de terrain Jean Michaël Séri (Nice), qui ont déclaré forfait.

«  Nous allons recomposer l’équipe, j’ai sous la main des éléments qui peuvent pallier ces absences, mais je ne dévoilerai pas mes batteries  », commente le coach qui s’appuiera sur l’expérience de Geoffroy Serey Dié (FC Bâle) et Salomon Kalou (Hertha Berlin).

Dans ce contexte, Wilmots pourrait aussi relancer Jonathan Kodjia (Aston Villa), remis d’une fracture à une cheville, qui effectue son retour en sélection, et en qui les Ivoiriens aiment à voir le successeur de Didier Drogba.

Avec seulement deux points et une différence de buts très défavorable (-8), le Mali ne se fait guère d’illusion et ne conserve qu’un infime espoir de qualification.

Et « Les Aigles » voient ce match comme leur baroud d’honneur. «  Je suis un chef de guerre qui va galvaniser sa troupe pour défier la Côte d’Ivoire. Nous allons jouer pour gagner et imposer notre philosophie de jeu malgré notre jeunesse. Nous jouerons sans complexe  », martèle le sélectionneur Mohamed Magassouba qui assure l’intérim après la démission d’Alain Giresse.

Les concurrents directs des Ivoiriens, les Lions de l’Atlas (2e avec 6 pts) et les Panthères du Gabon (5 pts), eux, en découdront au Maroc.

En vue, une finale du groupe à suspense à Bouaké en novembre contre le Maroc : « Ça va se jouer au finish », prédit Wilmots.