Publié le Mercredi 4 Octobre 2017 à

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Assises Bruxelles: le jury est entré en délibération et rendra son verdict mercredi en fin de journée

Rédaction en ligne

Le jury de la cour d’assises de Bruxelles est entré en délibération, mercredi en début d’après-midi. Il rendra son verdict dans le courant de la soirée.


Le jury est entré en délibération.

Photonews

Le jury est entré en délibération.

Benard Dino, un ressortissant albanais de 36 ans, est accusé d’un meurtre et de deux tentatives de meurtre sur trois de ses compatriotes, commis à Ixelles en avril 2014. Il est en aveu de la matérialité des faits mais affirme avoir agi en état de légitime défense.

Le ministère public a soutenu que l’accusé était l’auteur d’un meurtre et de deux tentatives de meurtres. Mais la défense, assurée par M e  Carine Couquelet et M e  Didier de Quévy, a plaidé l’acquittement au motif qu’il s’agissait de légitime défense.

Benard Dino est accusé d’avoir poignardé trois hommes, le 28 avril 2014 vers 23h30, rue de Livourne à Ixelles.

L’un de ceux-ci, Ermir Bodurri, était décédé peu après son admission à l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. Il était âgé de 29 ans.

Un second individu, Ortiz Spahi, avait aussi été admis à l’hôpital dans un état grave. Il avait néanmoins survécu à ses blessures.

Le troisième, Léonard Molla, avait souffert de blessures légères.

Ce dernier avait ensuite raconté aux enquêteurs que ses amis et lui avaient été agressés par le dénommé Benard Dino. Selon Léonard Molla, l’accusé était un proxénète albanais qui lui devait une somme de 500 euros. Mais il est apparu également, au cours de l’enquête, que la soeur de Léonard Molla s’était prostituée pour le compte de Benard Dino.

Léonard Molla avait soutenu que ses amis et lui n’avaient pas engagé la bagarre avec Benard Dino. Mais ce dernier avait affirmé le contraire.

Selon lui, ce sont les victimes qui étaient armées d’un couteau et qui l’ont attaqué. Il a affirmé qu’il était parvenu à s’emparer de l’arme puis qu’il s’en était servi, en état de légitime défense.

Néanmoins, des écoutes téléphoniques avaient appuyé la thèse d’une agression volontaire de l’accusé.

En effet, plusieurs personnes d’origine albanaise résidant à Bruxelles étaient placées sous écoute téléphonique au moment des faits, dans le cadre d’une enquête sur une organisation criminelle active dans le port d’Anvers. Deux de ces personnes avaient appelé l’accusé et il ressort de leurs conversations que ce dernier a « attaqué » les victimes « pour rien ».

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