2

Univers > Foot > Foot belge > Division 1A > Mouscron

Mouscron-Malines (2-2): l'incroyable assist du gardien Coosemans à la 92ème (vidéo)

JEAN-MICHEL MANDERICK |

Publié le Dimanche 1 Octobre 2017 à

Très vite aux commandes de la rencontre, l’Excel a sans doute trop vite cru que sa 6ème victoire de la saison était acquise, lors de la visite de Malinois qui ont eu le mérite d’y croire jusqu’au bout. À l’image de son gardien, Colin Coosemans, auteur de l’assist sur le but égalisateur du KV tombé à la 92ème minute, au grand dam d’un Logan Bailly héroïque jusque-là.

Sans doute ragaillardi par sa première victoire de la saison, engrangée une semaine plus tôt lors de la visite de Saint-Trond, le KV a été cueilli à froid, samedi, dans un Canonnier qui a pris l’habitude de voir trembler les filets visiteurs (2,6 buts par match, toutes compétitions confondues, en moyenne).

Dès la 9e minute de jeu, Olinga, déjà très actif, adressait un centre tellement précis et travaillé que le ballon finissait sa course dans les filets de Coosemans sans que Bolingi ni Awoniyi, sur la trajectoire, n’aient à l’effleurer (1-0). Dominateurs dans le jeu, et au nombre d’occasions (Ganvoula, Croizet…), les Malinois ne déstabilisaient pas pour autant des Hurlus très réalistes.

La partition est connue : Govea à l’avant-dernière passe, Mohamed sur le côté droit pour le centre tendu, et Awoniyi plus prompt que Smolders dans les seize mètres, et l’Excel était sur le velours (2-0) après 26 minutes. Et manquait même de chance sur la « balle de match », lorsque Olinga, à la conclusion d’une combinaison Locigno-Awoniyi, propulsait le ballon sous la transversale de Coosemans, tout heureux de voir le cuir rebondir sur sa ligne avant de sortir de son but (39e ) ; puis que Bolingi, en contre, manquait le cadre pour quelques centimètres (43e ).

À la reprise, Yannick Ferrera et ses hommes ne s’avouaient pas vaincus, malgré de nouvelles incursions du duo d’attaquants mouscronnois. Par l’entremise de Croizet, Malines jouait le coup à fond, mais le meneur de jeu français se heurtait à trois reprises à un Logan Bailly déchaîné. À la 60e , d’une envolée sur un coup-franc qui filait vers la lucarne ; à la 69e , d’un réflexe étourdissant sur le penalty accordé pour une faute de main de Diedhiou commise… un mètre en dehors de la surface ; puis à la 70e , le portier liégeois sauvait ses couleurs. « Alors que l’on s’acheminait vers une défaite, je m’apprêtais à dire que nous avions joué non pas contre onze joueurs, mais contre dix joueurs et un mur », dira Yannick Ferrera quelques instants après le match. « Nous avons frappé 20 fois au but, dont 9 fois entre les poteaux, mais Monsieur Bailly a tout arrêté… avant de finalement devoir se retourner à deux reprises. »

Le portier du REM ne pouvait, en effet, rien sur l’envoi du gauche de Schoofs, étrangement seul dans l’axe du jeu, six minutes plus tard (2-1), alors que ses Hurlus reculaient tant et plus. Plus aussi à l’aise, malgré les changements opérés par Mircea Rednic, les Hurlus misaient sur leur solidarité et… Bailly, encore, pour dévier la tête de Drazic à la 87e . Mais c’est finalement son… homologue qui terminait la rencontre comme l’homme de la soirée ! En effet, alors que le public mouscronnois fêtait la 6e victoire du REM, Colin Coosemans, le gardien visiteur, profitait d’un dernier corner pour monter dans le rectangle adverse, se jouer de la défense mouscronnoise, avant de centrer en direction de Cobbaut qui, dans les arrêts de jeu, venait arracher le nul !

« Je ne peux être que déçu car nous avons perdu deux points ce soir », commentait Mircea Rednic, sans toutefois perdre le sourire. « On sait que l’an dernier on sautait de joie avec un point, désormais on pleure… L’égalisation du KV à la dernière minute est due à notre manque d’expérience et de maturité. Certes, je demande généralement de jouer la possession du ballon… mais à ce moment-là du match, on doit le dégager à tous les coups au-delà des tribunes».