Publié le Dimanche 1 Octobre 2017 à

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Referendum en Catalogne: La police espagnole tire des balles en caoutchouc, déjà 38 blessés!(VIDEOS)

Belga

La police a chargé des manifestants dans le centre de Barcelone, près d’une école du centre-ville où la police était entrée de force pour saisir des urnes qui devaient servir au référendum interdit, selon des témoins.


La police dégage l’entrée d’un bureau de vote à Barcelone. 5,3 millions de votants sont attendus aux urnes...

AFP

La police dégage l’entrée d’un bureau de vote à Barcelone. 5,3 millions de votants sont attendus aux urnes...

La charge s’est produite alors que des manifestants assis barraient le passage aux policiers qui quittaient le bureau de vote. Un manifestant, David Pujol, 37 ans, a montré une blessure à la jambe reçue dans cet affrontement et une journaliste de l’AFP a vu un deuxième blessé dans une ambulance.

Par ailleurs, la police espagnole tire des balles en caoutchouc pour disperser la foule à Barcelone, semblent montrer des images diffusées sur les réseaux sociaux dimanche, jour de référendum -interdit par Madrid- sur l’indépendance de la Catalogne.

Cordon policier autour d’un centre sportif à Gérone

Des policiers anti-émeutes sont entrés de force dimanche matin dans le bureau où devait voter le président indépendantiste de Catalogne Carles Puigdemont dans un référendum d’autodétermination interdit par Madrid, a constaté une journaliste d’AFP TV.

Peu avant l’ouverture des bureaux de vote vers 9H00 (07H00 GMT), les policiers casqués ont formé un cordon autour du centre sportif de Gérone où M. Puigdemont devait déposer son bulletin, pour éloigner la foule, puis ont forcé l’entrée pour saisir le matériel de vote.

7H00 : la police parlemente, mais sans intervenir

Des policiers de Catalogne (nord-est de l’Espagne) ont commencé dimanche aux alentours de 7h00 à s’approcher de bureaux de vote occupés par des militants décidés à protéger le référendum sur l’indépendance interdit pour parler aux manifestants, ou les observer sans intervenir, ont constaté des journalistes de l’AFP.

A 6h50 du matin à Barcelone, devant le lycée Escuela Vedruna de Gracia, deux Mossos d’Esquadra (policiers régionaux catalans) ont ainsi fendu la foule qui avait afflué au petit matin.

Mais les deux policiers n’ont pas pu rentrer, bloqués par l’assistance, qui a fait barrage pour leur empêcher l’accès. Ils ont alors demandé qui était le «responsable», une question suivie d’un silence de mort... puis une clameur: «Tous !».

Puis un des deux agents a expliqué qu’il attendrait un éventuel responsable dehors, avant de s’éloigner avec son collègue, sous les applaudissements de la foule criant: «Votarem!», «Nous voterons !».

Devant une autre école de Barcelone, une journaliste de l’AFP a aussi vu vers 7h00 des policiers régionaux, observant l’école, mais sans s’approcher.

D’autres témoins à Barcelone ont rapporté à l’AFP des scènes similaires dans trois quartiers différents.

La justice avait ordonné mercredi que la police régionale, éventuellement assistée par la garde civile et la police nationale, déployées en force dans la région avec des renforts de quelque 10.000 agents, déloge les manifestants dimanche à 6h00 du matin au plus tard.

Mais les Mossos, proches des Catalans, avaient répondu qu’ils ne mettraient en oeuvre la mesure d’expulsion qu’en l’absence de risque de troubles.

L’Espagne, déjà exposée au nord à l’indépendantisme d’une partie de la société basque, vit depuis le début du mois de septembre sa pire crise politique depuis presque 40 ans: le 6 septembre, le Parlement catalan a adopté une loi pour organiser ce référendum malgré son interdiction, arguant du fait que les indépendantistes le réclament depuis 2012.

Une majorité d’habitants de cette région du nord-est, représentant 20% du PIB, souhaite un référendum légal, mais ils sont très divisés sur l’indépendance, presque à parts égales.

Le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy était décidé à l’interdire, soulignant qu’il est contraire à la Constitution, comme en France, en Italie ou en Allemagne.

Mais les autorités régionales ont encore assuré samedi que tout était en place pour le vote, dans quelque 2.300 centres, afin que 5,3 des 7,5 millions de Catalans puissent participer.

Les Affaires étrangères ont invité les Belges qui se trouvent en Catalogne à la prudence, en prévision du référendum sur l’indépendance prévu dimanche malgré l’interdiction décrétée par la justice espagnole. La France et l’Allemagne ont émis la même recommandation à l’attention de leurs ressortissants.

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