Publié le Samedi 30 Septembre 2017 à

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Des policiers ouvrent le feu sur un militaire à Châtelineau: l'ex-militaire avait brandi une arme, le procureur du Roi donne plus de détails (vidéo)

Belga

La police a ouvert le feu à deux reprises samedi matin à Châtelineau (Châtelet) sur un homme qui a brandi une arme en direction des agents dépêchés sur place.

La police locale de Châtelet-Aiseau-Farciennes a été appelée samedi matin par la femme d’un ex-militaire qui affichait un comportement menaçant. Malgré les sommations, ce dernier est sorti de son habitation avec une arme et a menacé les inspecteurs qui ont ouvert le feu. Touché à deux reprises, le quinquagénaire est hospitalisé mais hors de danger.

Les faits se sont produits dans une habitation de la rue de la Vallée. L’occupante des lieux a appelé le 101 en signalant que son mari, un ex-militaire de 56 ans, avait tout détruit chez elle durant la nuit et qu’il l’avait menacée avec une arme, en signalant « qu’il y avait une balle pour elle ».

L’homme était visiblement sous l’influence d’alcool et de médicaments et se trouvait dans un état de déséquilibre psychologique, a indiqué le procureur du Roi de division, Vincent Fiasse, lors d’une conférence de presse.

Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées, elles ont pu entrer en contact avec l’épouse. Mais l’ex-militaire est alors apparu dans les escaliers, muni de son arme rangée dans un holster.

« Les quatre inspecteurs ont reculé et sommé l’intéressé de déposer son arme », poursuit Vincent Fiasse. « Malgré les sommations, le suspect n’a pas obtempéré et a continué à descendre. De nouvelles sommations ont été énoncées mais l’auteur a sorti son arme de son holster et l’a brandie en direction d’un policier. Deux d’entre eux ont alors ouvert le feu, sur le pas de la porte, et l’ont atteint à l’avant-bras gauche et à l’abdomen ».

L’ex-militaire a été pris en charge par les secours et opéré dans la foulée. Ses jours ne sont plus en danger. Le parquet a immédiatement ouvert une double instruction : l’une pour menaces par gestes à l’encontre du suspect, l’autre pour les tirs policiers, comme le veut la procédure.

Pour ce deuxième volet, l’enquête a été confiée au Comité P. « Une reconstitution a été organisée rapidement en présence des policiers et d’un témoin qui a assisté à toute la scène. Ce dernier a confirmé les multiples sommations des inspecteurs et le fait que l’auteur a mis en joue l’un d’entre eux », précise encore le procureur du Roi qui ajoute que le fait que l’arme utilisée soit factice (pistolet à billes) ne change rien à la qualification.

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