Publié le Jeudi 28 Septembre 2017 à

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Procès des bourreaux présumés du petit Brayan (désormais malvoyant et paralysé d'un bras et d'un pied): la défense plaide le sursis

Rédaction en ligne

Le procès «Brayan» s’est poursuivi jeudi devant le tribunal correctionnel de Tournai. La semaine dernière, le ministère public avait requis une peine de quinze ans de prison contre la mère et le beau-père de l’enfant torturé à Mouscron. La défense a plaidé un sursis pour ce qui excède la détention préventive sur une peine moins lourde. Le jugement sera prononcé le jeudi 2 novembre à 14h00.

Une peine de quinze ans de prison avait été requise, jeudi dernier, par l’avocat général Ingrid Godart contre Gaëlle Verhamme et Miguël D’Hondt, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Tournai pour coups et torture, avec plusieurs circonstances aggravantes, à l’encontre d’un enfant âgé de deux ans à l’époque, le fils de Gaëlle. Brayan, qui fêtera ses sept ans en novembre, a gardé de graves séquelles physiques et neurologiques.

Jeudi, l’avocat de Gaëlle Verhamme a seulement contesté la prévention de torture et la corréité. «Elle a dit qu’elle lui avait porté des gifles et qu’elle l’avait posé de manière violente sur le petit pot mais elle n’est pas violente de nature, des témoins l’attestent», a commenté son avocat. Ce dernier ajoute que sa cliente avait peur de son compagnon, Miguel D’Hondt, et qu’elle avait bien tenté d’intervenir quand il frappait son fils, à plusieurs reprises.

La défense de Miguel D’Hondt raconte qu’il n’était pas un homme violent par nature. «L’alcool serait une des raisons pour laquelle il serait passé à l’acte à plusieurs reprises», a commenté son avocat qui ajoute que c’est Gaëlle qui lui demandait de «corriger» son gamin. «Il y a eu une banalisation totale de la violence dans le chef de mon client. Seule sa demi-soeur a pris l’initiative d’aller signaler les faits à la police», a ajouté Me Herpoel qui a plaidé le sursis pour celui qui a dû s’expatrier pour trouver du travail.

Le 18 juillet 2013, Gaëlle Verhamme s’était présentée avec son fils Brayan (deux ans) aux urgences à Mouscron. Le corps du bambin était couvert de traces de coups et de brûlures. Immédiatement, l’enfant a été transféré à Saint-Luc à Bruxelles puis dans le centre neurologique William Lennox à Louvain-la-Neuve.

Lors d’une précédente audience, le médecin légiste avait écarté la tentative de meurtre. Selon lui, l’enfant n’a pas été jeté de manière violente et volontaire au sol. «Les lésions rétiniennes et cérébrales sont les conséquences d’un bébé qui a été secoué», avait commenté le médecin.

Jeudi dernier, Miguel D’Hondt n’avait pas contesté les faits. «Je frappais Brayan et je l’ai secoué», a-t-il déclaré devant le tribunal composé de trois magistrats.

Âgé de six ans, le petit Brayan a gardé des séquelles des sévices subis durant son enfance. Il est malvoyant et, selon son tuteur ad hoc, c’est imputable aux coups reçus durant sa petite enfance. Il est aussi paralysé de son bras et de son pied gauche. Enfin, il est obligé de porter continuellement des couches. L’enfant est toujours hospitalisé dans une clinique mais il bénéficie de sorties trois week-ends par mois. Il est confié à une famille qui lui fait faire des promenades.

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