133

Univers > Foot > Foot belge > Division 1A > Standard

Sa Pinto, le coach du Standard, devrait être suspendu contre Anderlecht: "En football, on ne peut pas fêter un but"

Didier Schyns et Belga |

Publié le Lundi 25 Septembre 2017 à

Le coach des Rouches a été renvoyé en tribunes, dimanche soir lors de la victoire contre Lokeren (2-1), après avoir quitté sa surface pour embrasser le héros de la soirée, Paul-José Mpoku, puis exprimer sa joie devant la tribune 4, de manière pour le moins expressive.

Lorsque Paul-José Mpoku a inscrit, dans les arrêts de jeu, son troisième but de la saison pour offrir au Standard un succès attendu par tout Sclessin et célébré dans l’allégresse que l’on devine, Ricardo Sa Pinto n’a pas pu s’empêcher de quitter sa surface pour embrasser le héros de la soirée, puis exprimer sa joie devant la tribune 4, de manière pour le moins expressive, avec des gestes qui en disaient long sur le soulagement qu’il venait de vivre. Du coup, l’entraîneur portugais a été renvoyé dans les tribunes par Bart Vertenten, de même que Rui Mota, son adjoint, et Ricardo Pereira, l’entraîneur des gardiens, qui avaient eux aussi été du voyage et de la fête.

Le parquet de la fédération de football (URBSFA) a proposé lundi une transaction d’une journée de suspension et une amende de 400 euros à Ricardo Sa Pinto. Si le Standard accepte la proposition, le coach suivra le Clasico à Anderlecht à partir de la tribune.

Trio

Dimanche soir, lorsque Paul-José Mpoku a inscrit le but de la victoire face à Lokeren, Sa Pinto a quitté sa zone pour aller partager la joie de ses joueurs derrière le but. A son retour, Bart Vertenten lui a adressé une carte jaune ainsi qu’à ses adjoints Ricardo Pinto Pereira et Rui Faustino Pinto Da Mota. Le parquet a donc proposé un match de suspension et une amende pour le trio. Il a aussi réclamé deux matchs de suspension et une amende de 600 euros pour Carlinhos exclu en fin de match pour un geste revanchard sur le Lokerenois Tom De Sutter. Dans ce cas, le Brésilien louperait le déplacement à Anderlecht et le match à domicile contre Courtrai.

« Il était tellement content pour nous, parce qu’on méritait cette victoire, confiait Sébastien Pocognoli, qui ne savait pas, après coup, que son coach portugais avait été exclu. J’ose espérer que l’Union belge fera preuve d’indulgence, plaidait pourtant le capitaine liégeois, qui s’érigeait en premier défenseur de son entraîneur.

L’intéressé ne disait pas autre chose, précisant quand même qu’en se ruant vers Mpoku, à nouveau buteur providentiel, il n’avait pas songé à lui et à l’importance de ce succès pour sa situation personnelle. « C’est l’émotion et la magie du football, disait-il. On travaille au quotidien pour aider les joueurs à vaincre, ce qu’ils ont fait. Je n’ai pas pensé à moi, mais à mon équipe, parce que le Standard reste, dans mon esprit, ce qu’il reste de plus important. Mais j’avais oublié qu’en foot, la règle veut qu’on ne peut pas fêter un but… »