Publié le Jeudi 21 Septembre 2017 à

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Tribunal de Charleroi: il tabasse sa compagne et tente de faire exploser la maison avec une bonbonne de gaz

Belga

Le tribunal correctionnel de Charleroi a examiné jeudi un dossier de violences conjugales aggravées d’une tentative de meurtre. A plusieurs reprises, et malgré les avertissements judiciaires, le prévenu a tabassé sa compagne, allant jusqu’à tenter de faire exploser une bonbonne de gaz. Le parquet a requis quatre ans de prison ferme.


Le palais de justice de Charleroi.

Sud Presse

Le palais de justice de Charleroi.

Le 21 janvier 2013, la police s’était rendue à Anderlues, chez le prévenu Sébastien C., qui avait consommé de la cocaïne et des médicaments et se montrait violent. Les inspecteurs avaient appris de sa soeur que l’individu avait porté des coups à sa compagne Charlotte. Les forces de l’ordre s’étaient alors rendues au domicile de cette dernière et l’avaient trouvée dans un état lamentable.

La victime a expliqué que ce soir-là, elle était sortie avec son compagnon, mais avait voulu rentrer plus tôt. Fâché, Sébastien C. s’était jeté sur elle en rue, «comme un rugbyman», avant de la traîner dans la neige et de lui porter des coups de poing et de pied en l’insultant. Une fois au domicile, le prévenu s’était acharné sur elle, la tirant jusqu’à la chambre pour la dénuder et menacer de la violer avant de se raviser, «parce qu’elle n’en valait pas la peine». Il s’était alors rendu dans la cuisine pour prendre une bonbonne de gaz et était revenu dans la chambre pour l’actionner, porte et fenêtres fermées. Il a tenté de la faire exploser à trois reprises. La victime avait toutefois pu l’en empêcher en lui donnant un coup de pied dans les parties génitales. Elle en avait reçu en retour une nouvelle dégelée, au point d’en vomir, ce qui avait conduit Sébastien C. a lui étaler ledit vomi sur le visage.

Selon le parquet, cette scène de coups et de tentative de meurtre avait été précédée, en 2012, d’une autre scène violente, lors de laquelle le prévenu s’était armé d’un couteau. En 2015, et malgré les mesures imposées par le juge d’instruction, Sébastien C. s’était en outre rendu au travail de la victime, la harcelant téléphoniquement parce qu’il l’avait vue sur des photos, «avec une jupe trop courte».

Au volant de son véhicule, il l’avait poursuivie, montant sur les trottoirs pour l’empêcher de poursuivre sa route avant de foncer dans sa direction, ce qui lui vaut d’être poursuivi pour entrave méchante à la circulation. Deux mois plus tard, à la sortie d’un dancing, il avait forcé sa compagne à remonter dans la voiture. Celle-ci s’y était enfermée mais l’individu avait cassé la vitre avant de la mordre au-dessus de l’oeil.

Selon le parquet, la répétition des faits et l’absence de remise en question du prévenu nécessitent une peine de quatre ans de prison ferme. Me Puccini, qui n’a plus de nouvelles de son client, l’a représenté mais s’en est référé à la Justice.

Jugement attendu le 19 octobre.

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