Publié le Mercredi 20 Septembre 2017 à

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Homicide d'André Harray (98) à Trooz: «La famille savait qu'il avait un problème de pédophilie»

Belga

La chambre criminelle du tribunal correctionnel de Liège a entendu mercredi un témoin qui a révélé qu’André Harray avait fait l’objet d’une mesure d’écartement de son cercle familial en raison de soupçons de pédophilie. Cet homme, victime des faits commis par Martine Dewitte, aurait aussi abusé d’une de ses nièces dans les années ’60.

Martine Dewitte (photos), une habitante de Trooz âgée de 49 ans, est poursuivie pour avoir commis l’assassinat d’André Harray, un voisin âgé de 98 ans. Le samedi 24 septembre 2016 vers 17h15, elle s’était présentée chez son voisin et l’avait tué de plusieurs coups. Elle avait exposé qu’elle s’était ainsi vengée de cet homme qui l’avait sexuellement abusée alors qu’elle n’était encore qu’une fillette âgée de 7 ans.

> Les photos de Martine Dewitte ce matin au tribunal correctionnel.

La justice n’a jamais eu à se prononcer sur d’éventuels faits de pédophilie commis par André Harray jusqu’au jour de son décès. Mais des accusations avaient été formulées contre lui par Martine Dewitte qui avait expliqué son geste par le fait qu’elle avait été violée durant son enfance par celui qui se présentait comme un instituteur et qui était en réalité professeur de pratique professionnelle.

À l’audience du tribunal, un témoin a révélé qu’André Harray avait fait l’objet de graves soupçons dans son entourage familial. Un petit cousin a exposé qu’entre 1960 et 1964, André Harray avait «  tripoté  » une de ses nièces. Dans son cercle familial, il a alors été considéré comme un pédophile et certains membres de son entourage ont décidé de couper les ponts avec lui à l’issue d’un conseil de famille. «  Dans la famille, il était acquis qu’il présentait un problème de pédophilie  », a indiqué le témoin.

Dans l’entourage familial, des recommandations strictes avaient été émises à l’égard des jeunes enfants qui devaient être surveillés s’ils devaient être mis en contact avec André Harray.

Le procès de Martine Dewitte reprendra jeudi à 11h00 devant la chambre criminelle du tribunal correctionnel de Liège par les auditions des experts psychologues et psychiatres. Les plaidoiries et le réquisitoire, prévus sur 5 heures, débuteraient jeudi en début d’après-midi.

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