Publié le Lundi 18 Septembre 2017 à

Culture > Cinéma

Alec Baldwin primé aux Emmys pour son imitation de Donald Trump

Afp

Alec Baldwin a remporté dimanche l’Emmy du meilleur second rôle comique pour sa satire du président Donald Trump dans Saturday Night Live (SNL), une performance qui a propulsé l’audience de l’émission à des records et redoré son blason d’acteur.


Reuters

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«Finalement, Monsieur le président, ceci est votre Emmy», a-t-il déclaré en recevant sa statuette, allusion au fait que l’hôte de la Maison Blanche, nommé plusieurs fois pour l’émission «The Apprentice» dont il était la vedette, n’a jamais décroché l’un de ces prix prestigieux de la télévision.

Plaisantant sur le fait qu’après avoir eu trois enfants en trois ans sa femme n’en a pas eu pendant l’année passée, il a ajouté: «quand vous portez une perruque orange» comme la couleur des cheveux de Donald Trump, «ça fait office de contraception».

C’était la 18e nomination aux Emmys de l’acteur de 59 ans, qui avait déjà été acclamé pour ses talents comiques dans la «sitcom» «30 Rock», où il incarne un patron de studio face à Tina Fey, rôle qui lui a valu deux Emmys.

Sa caricature de Trump, singeant sa prononciation de «China» («Chine») en «Jina», doigts en l’air, bouche poussée en avant à l’extrême et perruque blonde touffue, a ravi le public de SNL et envoyé à des records l’audience d’une émission culte dont il est collaborateur de longue date.

Certains sketchs ont été visionnés sur Youtube jusqu’à 20 millions de fois.

Cerise sur le gâteau pour une caricature: sa performance a passablement irrité son modèle: «il est temps de supprimer cette émission ennuyeuse et non-amusante. Le portrait fait (de moi) par Alec Baldwin est pourri», avait twitté Donald Trump fin 2016.

«Faire de Donald Trump une blague récurrente pourrait devenir l’oeuvre la plus conséquente de sa carrière», écrivait le magazine The Atlantic en mai à propos de Baldwin.

Ces dernières années, le comédien avait surtout joué des seconds rôles au cinéma avec certaines performances remarquées comme une incarnation d’un mari d’une malade d’Alzheimer dans «Still Alice», ou un auteur de fraude financière volage dans «Blue Jasmine».

Sa carrière sur grand écran a culminé pendant les années 80 et 90 avec notamment «Working Girl», «Beetlejuice», «A la poursuite d’octobre rouge».

Dans «La chanteuse et le milliardaire» et «Guet-Apens» il partageait l’affiche avec son ex-femme Kim Basinger. Ils ont formé un couple parmi les plus glamours de l’époque avant un divorce très acrimonieux.

L’acteur est aussi régulièrement monté sur les planches de Broadway («Serious money», «La Mégère apprivoisée», etc.).

Il avait surtout fait les gros titres ces dernières années pour ses démêlés personnels.

Il a notamment insulté un photographe avec des propos homophobes, le poursuivant brièvement, tandis qu’il essayait de prendre des clichés volés de sa femme Hilaria et leur petite fille, et avait eu une longue bataille judiciaire avec une actrice québécoise, Geneviève Sabourin, condamnée à six mois de prison pour harcèlement.

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