Publié le Dimanche 17 Septembre 2017 à

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La Division d'Honneur messieurs reprend ses droits ce dimanche: le Dragons encore sans adversaire?

Laurent Toussaint

Lire aussi : Serge Pilet, secrétaire-général de l’ARBH: "Il y a trop d'étrangers sous contrat"

Les joueurs de Jean Willems visent un 4 e  titre consécutif. Mais le Waterloo Ducks présentera, lui aussi, une équipe redoutable. Et si le Léopold était la véritable surprise de cette saison ?


Qui arrêtera Felix Denayer, le capitaine du Dragons, sur la route d’un quatrième titre d’affilée
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philippe demaret.

Qui arrêtera Felix Denayer, le capitaine du Dragons, sur la route d’un quatrième titre d’affilée ?

Les Anversois sont-ils réellement devenus indétrônables en Belgique ? Nous posions la question en prélude des finales, en mai dernier, et la réponse était évidente après la démonstration face à l’Herakles et la conquête du 10 e  titre, le troisième consécutif. Quatre mois plus tard, à l’aube de cette nouvelle saison, et après une période de transfert intense en division d’honneur, le club de Brasschaat semble plus inaccessible que jamais. Avec un seul départ, celui de l’international Thomas Briels (Oranje-Rood) et cinq arrivées dont celles de  Victor Wegnez (Daring), Louis Rombouts (Campo de Madrid), Nicolas Poncelet (Léopold) et Gregory Stockbroekx (Antwerp), le groupe anversois gagnera encore en qualité. Il est donc plus que jamais le principal candidat à sa succession.

Cependant, pour son capitaine, Felix Denayer, la saison s’annonce longue et éprouvante. «  L’été a été extrêmement chargé et éprouvant pour les Red Lions et pour les U21 qui composent l’ossature principale de l’équipe. Nous disposons en effet d’une équipe qualitative sur le papier même si elle demeure très jeune. Nous n’avons pas eu réellement l’occasion de nous préparer tous ensemble et les automatismes sont encore loin d’être présents. Toutefois, ce n’est pas notre style de nous cacher. Notre objectif est bien de remporter à nouveau le championnat. Nous n’allons pas défendre notre titre mais bien en conquérir un nouveau.  »

Alors que certains avaient  prédit une saison de transition pour le Dragons, les Anversois avaient, malgré un noyau étriqué et peu expérimenté, réalisé un quasi sans faute avec un total de 26 victoires pour seulement deux défaites. Ils avaient affiché une régularité saisissante, une maturité exemplaire et une sérénité impressionnante qui avait dégoûté leurs adversaires. Le groupe de Jean Willems, 100 % belge avec toujours une moyenne d’âge de 22,5 ans, s’appuiera à nouveau sur sept internationaux pour tenter de remporter un sixième titre en neuf saisons tout en convoitant comme l’an dernier, un premier titre européen en EHL.

Mais certains clubs du Royaume ne l’entendent pas de cette oreille. A commencer par le Waterloo Ducks qui se positionne certainement comme le candidat le plus sérieux pour décrocher les lauriers nationaux. Les Brabançons restent sur une décevante quatrième place et ils ont été actifs sur le marché des transferts, cet été, avec l’objectif de renouer enfin avec le titre (après le triplé de 2012-2013-2014). Xavier De Greve pourra compter sur les arrivées de Simon Gougnard, de Reanud Pangrazio et d’Elliot Van Strydonck pour gagner en constance. «  Le Dragons conserve la meilleure équipe mais il n’est certainement pas invincible, prévient son capitaine John-John Dohmen. Je pense que nous pouvons rivaliser avec eux. Toutefois, pour déterminer le nom du favori, il faut compter le nombre d’internationaux dans chaque équipe. Plus il y en a, plus il y a de chances de remporter le titre. C’est aussi simple que cela. Les Red Lions évoluent avec beaucoup de régularité et ils passent très rarement à côté de leur match. Nous pourrons néanmoins compter sur des renforts de choix pour les titiller et les priver d’un nouveau sacre.  »

Deux autres équipes, le Racing et le Braxgata, devraient elles aussi occuper les premières places dès l’entame des débats, même si le titre ne semble toutefois pas à leur portée. Les Bruxellois dirigés par Xavier Reckinger ont perdu plusieurs titulaires mais pourront compter sur un groupe homogène et son capitaine Jérôme Truyens pour titiller les deux favoris. Du côté de Boom, le Brax disposera d’une équipe très équilibrée et s’appuyant sur une bonne structure, pour aller chercher les playoffs. Enfin, le Léopold pourrait éventuellement être la bonne surprise de la saison. Le groupe et le staff ont changé de visage mais si la sauce prend rapidement du côté de l’Avenue Dupuich, les Ucclois pourraient se mêler à la course pour le dernier carré.

En bas de classement, la bataille sera âpre pour les deux promus qui tenteront d’imiter l’Orée qui avait réussi à se maintenir avec brio, en mai dernier, après son retour en division d’honneur. Mais les Gantois et les Nivellois, qui possèdent chacun un noyau plutôt compétitif, pourraient tirer leur épingle du jeu durant les 22 prochaines journées et mettre en danger certaines équipes qui pensent vivre une saison plutôt calme dans le ventre mou du classement.

Serge Pilet, secrétaire-général de l’ARBH: "Il y a trop d'étrangers sous contrat"

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Ph.D.

Les 16 matches de haut niveau disputés par les Red Lions en seulement six mois et aux quatre coins de la planète ne permettront certainement plus de disputer autant de rencontres avec une formule linéaire. Plusieurs options sont envisagées et, ni les clubs, ni la fédération, ne veulent se tromper. Serge Pilet, le secrétaire-général de l’ARBH, avance déjà quelques pistes et préface cette saison 2017-2018.

Serge Pilet, le Dragons est à nouveau le grand favori pour le titre : cela signifie que la compétition belge n’est pas suffisamment équilibrée ?

Je ne suis pas d’accord. Le championnat est plus ouvert que jamais. Tous les adversaires des Anversois se sont également bien renforcés et disposent de sérieux atouts. Il y a de solides candidats au titre comme le Ducks et le Racing. Le Léopold sera également beaucoup plus fort. Le niveau de cette saison sera certainement bien plus élevé que celui de la précédente.

N’y-a-t-il pas trop d’étrangers qui évoluent désormais en division d’honneur ?

Si. C’est d’ailleurs un réel souci. Il y a trop d’étrangers sous contrat dans notre championnat. Et cette situation est néfaste pour l’éclosion de nos jeunes. Le réflexe de certains clubs, lorsqu’ils montent en division d’honneur, c’est d’effectuer leur marché hors de nos frontières pour mettre sur pied une équipe compétitive. Il va falloir réglementer cette situation. Faut-il obliger un club à évoluer avec un minimum de joueurs issus de son école des jeunes ? Ou faut-il limiter le nombre d’étrangers par équipe ? Il faut explorer les différentes pistes et étudier ce qu’il est possible de mettre en place légalement. Nous travaillons actuellement sur un projet de licence comme au football. C’est un sujet dont nous devons discuter rapidement avec le HHDC (ndlr : Hockey Honour Division Council, qui regroupe l’ensemble des clubs de division Honneur messieurs et dames).

Certains Red Lions prétendent qu’il n’y a pas suffisamment de matchs à enjeu durant la saison. La formule actuelle du championnat est-elle encore séduisante ?

A un niveau plus personnel, je souhaiterais un championnat à 10 équipes pour alléger le nombre de rencontres et augmenter les matchs à enjeu. Mais il n’y a pas d’accord des clubs actuellement.

Que va changer concrètement l’arrivée de la Pro League en 2019 ?

Le calendrier international a été confirmé cette semaine mais je dois encore le soumettre aux clubs. Lors de mes discussions à la FIH, j’ai toutefois tenu compte de notre championnat. De mi-février à la mi-mai, ce nouveau format international ne devrait pas avoir trop d’impact sur la compétition domestique. Je peux également déjà préciser que la plupart des rencontres auront lieu un week-end. Je m’inquiète juste un peu plus au niveau de la récupération de nos Red Lions.

L.T.

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