Publié le Mercredi 13 Septembre 2017 à

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Les droits d'un selfie pris par un singe reviennent au propriétaire de l'appareil photo

Belga

Après deux ans de bataille juridique inédite entre un photographe britannique et un macaque d’Indonésie, les droits du « selfie de singe » qui a tout cassé sur internet reviennent à l’humain mais il a promis d’en partager le fruit.

Tout a commencé en 2011 sur l’île de Sulawesi en Indonésie, quand un macaque noir à crête (macaca nigra) s’était emparé de l’appareil photo de David Slater pour prendre l’un des selfies les plus célèbres dans toute l’histoire de l’autoportrait.

Le visage du singe, avec ce qui peut passer pour un large sourire, dévoilant de grandes dents et illuminant ses grands yeux oranges, avait fait sensation quand le photographe britannique --qui avait réussi à récupérer son appareil photo et les clichés pris par le macaque-- l’a publié dans un livre.

Mais PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), un groupe de défense du droit des animaux très actifs, ne l’entendait pas de cette oreille et a porté plainte contre David Slater arguant que c’est bien Naruto qui « a pris la photo et que par conséquent il détient les droits sur l’image, comme ce serait le cas pour un humain ».

Le photographe pour sa part estimait qu’il était le propriétaire légitime des photos parce qu’il avait mis en place le dispositif et ne s’était éloigné que quelques minutes pour se rendre compte ensuite que le macaque s’était emparé de son appareil et avait appuyé sur le déclencheur.

À la suite de l’accord, PETA écrit sur son blog : « dans le cadre de l’accord, Slater a accepté de donner 25 % de tous les futurs revenus tirés de l’usage ou de la vente des selfies du singe à des organismes qui protègent l’habitat de Naruto et les autres macaques à crête d’Indonésie ».

« Naruto et le fameux ’selfie de singe’ qu’il a clairement pris démontre que lui et les autres macaques sont des êtres intelligents, pensants, complexes qui méritent de détenir légalement leur propriété intellectuelle et d’avoir des droits en tant que membres de la communauté légale ».

Un communiqué commun souligne que « PETA et David Slater sont d’accord pour dire que ce cas soulève des questions importantes sur des sujets de pointe comme l’extension des droits des animaux non humains, un but que tous deux soutiennent et ils vont poursuivre dans leur travail respectif à tenter d’arriver à ce but ».

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