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Une rivalité de plus en plus grande: pourquoi le Standard peut être jaloux du Sporting Charleroi

Philippe Gerday |

Publié le Dimanche 10 Septembre 2017 à


Bruno Venanzi (Standard) et Mehdi Bayat (Charleroi) © News

Bruno Venanzi (Standard) et Mehdi Bayat (Charleroi) © News

Quel que soit le résultat ce dimanche (coup d’envoi à 18h), Charleroi restera largement devant le Standard au classement général. Si le Standard pouvait encore se gausser des résultats des Zèbres lors de son retour au sein de l’élite, le Sporting vit une belle embellie au moment où le Standard ne cesse de vivre des turbulences… et a des raisons de lorgner parfois avec envie du côté de son rival wallon.

En termes de traces laissées dans le football belge, il n’y a pas photo entre le Standard et Charleroi. 10 titres de champion, 7 Coupes de Belgique, 4 Supercoupes, 37 participations européennes (finaliste de C2 en 82, demi-finaliste de C1 en 62 et de C2 en 67, quart de finaliste de C3 en 81 et en 2010), plusieurs lauréats du Soulier d’Or, une longue liste de Diables rouges et une 94 e  saison d’affilée en D1 ça pèse très lourd en comparaison avec celui de Charleroi : deux titres en D2 et deux fois en finale de la Coupe, 5 participations européennes.

Même si on se limite aux 5 dernières saisons (à partir du retour de Charleroi en Jupiler Pro League), la balance reste favorable aux Rouches avec la Coupe de Belgique en 2016, deux participations en Europa League et la 2 e  place en 2014 (sans oublier plus de 20.000 abonnés) là où Charleroi n’a pas pu faire mieux qu’une 5 e  place à l’issue de ses deux participations en playoffs 1.

Et pourtant, ce même Standard n’a pas ou plutôt n’a plus le droit de cultiver un complexe de supériorité par rapport aux Zèbres. Pour paraphraser un certain… René Weiler, un glorieux passé n’est pas une garantie d’un futur florissant. Si le Sporting ne boxait pas dans la même catégorie que le Standard lors de ses deux premières saisons, se bornant à viser le maintien, il s’est ouvert à l’ambition avec une première qualification pour les playoffs 1 en 2015 (en compagnie alors… du Standard). Plus que sur le terrain, c’est en coulisses que la progression des Zèbres a été la plus marquante, au moment même où le Standard s’est pris de plus en plus les pieds dans le tapis, à la recherche de son identité et de la formule qui gagne.

Le constat peut faire mal aux partisans du Standard : le club liégeois a plusieurs raisons de jalouser son rival carolo, qui brigue la place de numéro 1 wallon pour la seconde fois consécutive. Une réalité qui semblait inimaginable il y a cinq ans à peine.

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