Publié le Mercredi 6 Septembre 2017 à

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Un Verviétois enlève et séquestre sa fille au Daghestan: un an avec sursis

L.B.

Un Verviétois d’origine tchétchène a emmené sa fille de 13 ans au Daghestan en dépit de décisions de justice. Poursuivi détenu devant le tribunal correctionnel pour enlèvement d’enfant, il risquait jusqu’à 27 mois de prison. Il n’écope finalement que d’un an de prison avec sursis pour le surplus de la préventive seulement.


L’ado de 13 ans est toujours retenue par la famille de l’homme au Daghestan

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L’ado de 13 ans est toujours retenue par la famille de l’homme au Daghestan

Un Verviétois de 36 ans, d’origine tchétchène, était poursuivi détenu devant le tribunal correctionnel de Verviers pour avoir enlevé sa fille de 13 ans et l’avoir emmenée au Daghestan, une république fédérée de Russie, et ainsi l’avoir soustraite aux décisions de justice confiant sa garde à la maman.

Jusqu’à ses douze ans, la gamine avait été élevée par ses grands-parents maternels, tchétchènes eux aussi mais européanisés. Elle avait été reprise en mains par son père, qui l’obligeait à porter le voile et voulait l’éduquer dans la stricte tradition musulmane en la confinant à des tâches ménagères. Elle avait confié sa détresse aux services d’aide à la jeunesse, craignant d’être mariée de force si elle retournait au Daghestan. C’est pourquoi la Justice avait été saisie, et s’apprêtait à prendre une décision confiant la garde à la maman quand le père, court-circuitant ces mesures, l’emmène fin juin, en pleine session d’examens, au Daghestan chez ses parents. Elle y est toujours.

À son retour, le père est arrêté pour enlèvement d’enfant. «  Vous pouvez me fusiller, je ne la ferai pas revenir  », déclare-t-il au juge d’instruction. Toujours détenu, il a comparu voici quinze jours devant le tribunal correctionnel, où il avait revendiqué son droit d’élever son enfant dans sa culture et avait parlé d’un complot ourdi par son ex-belle famille. Il avait nié aussi son intention de vouloir la marier de force. Il avait aussi annoncé le retour de la jeune fille pour le 25 août.

Le ministère public n’y croyait pas. Avec raison, puisque la gamine se trouve toujours actuellement au Daghestan. Il avait requis une peine d’un total de 27 mois de prison ferme.

Le jugement est tombé ce matin : un an de prison avec sursis pour le surplus de la préventive seulement.

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