Publié le Vendredi 18 Août 2017 à

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Florent van Aubel: «Cette équipe de Belgique, c'est une machine!»

Laurent Toussaint

L’Anversois, qui fait son retour en équipe nationale, a été épaté par la puissance et la rapidité des Red Lions à la World League. Il est temps pour eux d’aller chercher une médaille d‘or.


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Près d’un an après les JO, l’Anversois Florent van Aubel effectue son grand retour en sélection pour disputer le championnat d’Europe. Un retour apprécié et attendu par ses coéquipiers qui pourront compter sur son explosivité et sa technique hors du commun pour dynamiter les défenses adverses. Après une saison extrêmement longue avec sa participation à la prestigieuse India League, aux finales de Playoffs (et un troisième titre consécutif avec le Dragons) et au Final 4 de l’EHL, « Flo » a dû souffler pour soigner sa blessure (hyperextension au genou). Mais aujourd’hui, il a faim de hockey et de… victoires.

Florent van Aubel, vous êtes à 100 % au moment d’aborder ce tournoi ?

Oui, j’ai beaucoup travaillé physiquement durant le mois de juillet pendant que mes partenaires disputaient la World League en Afrique du Sud. La rééducation a été intensive et je me suis concentré sur mon corps sans toucher un stick de hockey pendant tout ce temps. D’un côté, je me sens encore plus fit qu’auparavant, mais, de l’autre, il faut que je retrouve toutes mes sensations balle au stick. Heureusement que nous avons disputé ces trois rencontres amicales pour me permettre de retrouver du rythme. Mais je suis bien conscient qu’il me faudra un peu de temps pour grandir dans le tournoi.

Vous avez suivi les performances des Red Lions à Johannesburg à la télévision. Comment avez-vous vécu cette compétition ?

C’était une sensation extrêmement bizarre. Toutefois, j’ai rapidement accepté la situation puisque je n’aurai pas pu prester à 100 % sur le terrain. Mais c’était très chouette à voir. Cela offre une toute autre perspective. Et pour être honnête, j’ai été plutôt étonné du niveau affiché par l’équipe. J’étais soufflé par la puissance avec laquelle on jouait et la rapidité d’exécution. Tout le monde a travaillé très dur physiquement. Et alors que dans beaucoup d’équipes, ce sont souvent les individualités qui forcent la différence, cela n’a jamais été le cas chez nous.

Shane McLeod, votre coach, insiste d’ailleurs souvent sur cette force du collectif.

C’est évident. Cette équipe est une machine. C’était impressionnant à voir. Mais il est important de pouvoir renouveler ces prestations de haut vol lors de chaque match. Il faut acquérir cette constance. La star de l’équipe, c’est évidemment ce collectif même si les individualités peuvent, elles aussi, se mettre en évidence avec une passe de 70 mètres ou un tir incroyable. C’est l’addition de toutes les qualités qui fait réellement cette différence. Mais, si vous insistez réellement pour que je vous cite une star dans ce groupe, c’est incontestablement Arthur Van Doren (rires).

Cette équipe est-elle plus forte que celle qui a remporté la médaille d’argent aux Jeux à Rio ?

C’est très compliqué de répondre à cette question. Nous avons perdu des joueurs avec beaucoup d’expérience comme Jérôme Truyens ou John-John Dohmen. Tanguy Cosyns est blessé. Mais, d’un autre côté, nous alignons des jeunes extrêmement talentueux qui se sont parfaitement intégrés au système. Les JO restent les JO. Il n’y a pas d’autre tournoi à ce niveau. De plus, je n’aime pas beaucoup ces comparaisons comme les Diables rouges actuels sont-ils plus forts que la génération 86. Cela n’a pas beaucoup de sens.

Vous figurez parmi les grands favoris de ce championnat  d’Europe. C’est un nouveau statut à assumer.

C’est vrai que je lis cela un peu partout dans la presse. Mais je ne pense pas que nous soyons les seuls. Nous sommes plusieurs candidats au titre avec les Pays-Bas et l’Allemagne. Sans oublier l’Espagne ou l’Angleterre. Mais il faut rester les pieds bien sur terre. Ce sera vraiment très difficile vu le niveau de cet Euro. Il faudra d’abord sortir de la phase de poule avant de penser à un podium.

C’est pourtant le moment d’aller enfin chercher cette première médaille d’or dans un grand tournoi ?

C’est vrai qu’il nous manque toujours cette grande victoire et qu’il nous manque cette médaille à notre palmarès. Mais nous ne nous focalisons pas spécialement sur cela. On veut juste toujours gagner. Et nous verrons où cela nous mènera à Amstelveen…

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