Publié le Vendredi 11 Août 2017 à

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Siméon en MotoGP?

Dominique Dricot

Le Bruxellois intégrera-t-il la catégorie-reine de la vitesse pure en 2018 ? Le management de Xavier Siméon multiplie les contacts pour qu’il remplace le Français Loris Baz sur la Ducati privée de l’équipe Reale Avintia Racing. Une opportunité qui risque de ne pas se reproduire à l’avenir.


La possibilité de le voir effectuer le grand saut est réelle.

PN

La possibilité de le voir effectuer le grand saut est réelle.

Cela fait quelques semaines que la rumeur court les paddocks : l’an prochain, Xavier Siméon pourrait intégrer le MotoGP après sept saisons complètes passées en Moto2, la 2 e  division. Un passage longue durée marqué par quelques hauts faits d’armes, notamment une victoire – la seule à ce jour – au Grand Prix d’Allemagne 2015, deux 2 e  place et une 3 e . Ajoutons-y deux poles pour clôturer le bilan positif. Au niveau des déceptions, il y a de nombreuses chutes et des classements en fin de saison loin du top 5 visé. Jusqu’à présent, Siméon n’est jamais parvenu à se hisser parmi les dix meilleurs pilotes de cette catégorie, il est vrai, extrêmement disputée.

À quelques jours de fêter son 28 e  anniversaire, le Bruxellois pourrait recevoir un sacré cadeau avant l’heure : la perspective de piloter une Ducati au sein de l’équipe Reale Avintia Racing en remplacement de Loris Baz qui n’est plus en odeur de sainteté au sein de cette formation espagnole. «  Depuis toujours, le but poursuivi par le management de Xavier est de le placer en MotoGP  » rappelle Didier de Radiguès. «  Une réelle opportunité se présente en ce moment. Ce serait une formidable façon de boucler la boucle. La récompense après tant d’années d’efforts.  »

L’ancien vice-champion du monde précise : «  Ce week-end du MotoGP en Autriche sera décisif. C’est à Freddy Tacheny, le patron de Zelos, de trancher. Va-t-il le faire ou pas ? Je ne peux pas vous répondre…  »

De notre côté, nous avons tenté de contacter Freddy Tacheny qui est resté muet dans toutes les langues…

Une décision qui n’est pas liée aux résultats (hier, notre compatriote a signé le 17 e  temps des essais libres) mais, plus que probablement, au solide budget à dénicher. Une saison en MotoGP, à ce niveau, coûte aux environs d’un million d’euros. Sera-t-il possible de mobiliser des sponsors belges pour boucler le budget ? L’arrivée de Siméon en MotoGP causerait aussi, sans doute, des dégâts collatéraux avec la fin du programme de Livio Loi en Moto3. Il est vrai que le sympathique Limbourgeois, par ailleurs équipier du leader du championnat du monde, va de déconvenue en déconvenue.

Sur le plan sportif, Didier de Radiguès se veut confiant : «  S’il rejoint cette équipe, Xavier aura la garantie de disposer d’un meilleur matériel que Loris Baz cette année. Le Français doit se débrouiller avec une Ducati de 2015. Si Xavier signe, ce sera pour piloter une Ducati en version 2017, forcément plus compétitive.  »

Mais si cette signature n’est pas apposée au bas du contrat, de Radiguès avoue que, pour l’instant, il n’existe pas de plan B. «  Freddy Tacheny déploie toute son énergie pour hisser Xavier en MotoGP l’an prochain. J’imagine qu’en cas d’échec, il provoquera une réunion avec les forces vives du monde de la moto pour tenter de repartir une saison de plus en Moto2.  »

Dans ce cas, on imagine que l’enthousiasme du Bruxellois, qui en est à sa 7 e  saison complète en Moto2, sera très sérieusement écorné. En clair, Xavier Siméon en MotoGP, c’est maintenant ou jamais.

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