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Aleksandar Jankovic: «Ma séparation avec le Standard ne s'est pas effectuée totalement dans les conditions que l'on croit»

Rédaction en ligne |

Publié le Samedi 29 Juillet 2017 à

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Dans un entretien qu’il nous a accordé, l’ancien coach du Standard est revenu sur son licenciement du club liégeois et son sur nouveau poste de consultant de Proximus TV.

Comme un signe du destin au moment où il vient tout juste de parapher son contrat de consultant en faveur de Proximus TV, Aleksandar Jankovic découvrira l’envers du décor médiatique en distillant ses analyses dans le contexte d’un Malines-Standard où il évoluera comme un poisson dans l’eau. Une rencontre qui symbolise à la fois le choix d’un départ choix puis celui d’une une déchirure quelques mois plus tard. Ou, comment l’un des entraîneurs les plus en vue de la profession en Belgique se retrouve aujourd’hui avec une vue plongeante sur l’une des deux guérites qu’il était censé occuper.

Plusieurs facteurs ont influencé la saison du Standard

«  Avec la non-qualification pour les Playoffs 1, cette impossibilité de travailler le fond en jouant tous les trois jours avec l’Europa League et ces matches que l’on aurait pu ou dû gagner comme lors de ce score de forfait pour les deux équipes lors du derby à Charleroi où nous menions. Je ne veux pas m’afficher devant vous en martyr. Je regrette juste, quand je vois la qualité d’ensemble de mon noyau, de ne pas avoir trouvé ou pour ma part, su créer les conditions où tout le monde est performant en même temps. Et qui, à une autre échelle, ont fait de Gand, de Bruges et d’Anderlecht des champions. Ou de Charleroi et d’Ostende des participants aux PO1, par exemple. Je pourrais sortir un à un les arguments qui assureraient au mieux ma défense, mais je ne vais pas aller plus loin.  » explique l’ancien coach.

L’absence de résultats a engendré la séparation

À propos de son licenciement : «  Ma séparation avec le Standard ne s’est pas effectuée totalement dans les conditions que l’on croit. Lorsqu’ils sont venus me chercher à Malines, Bruno Venanzi, Olivier Renard et Daniel Van Buyten tenaient le même discours. Ce sont leurs paroles convaincantes, leurs projets d’avenir et surtout leurs yeux déterminés qui m’ont convaincu de sortir de ma zone de confort malinoise. J’ai toujours fonctionné au feeling et là, mon instinct me disait d’y aller. Puis un jour, l’absence de résultats (il faut rester réaliste) a commencé à engendrer les premières divisions. Normal, que le stress s’installe quand on ne gagne plus et qu’on ne recolle pas à la bonne échappée. Si j’ai fini par arriver aux mêmes conclusions que le président, ce n’est pas à cause d’un différend avec l’un des membres du trio qui m’avait engagé. Ce sont plus les nuages entre eux qui ont assombri notre ciel commun. Et, notre échec reste collectif, je le répète. Je ne cracherai jamais dans la soupe par rapport au Standard, je vous l’ai dit en préambule à cette interview. Une nouvelle page va commencer à s’écrire sans moi mais ce n’est pas pour ça que l’on peut dire que je suis parti fâché avec Bruno Venanzi ou Olivier Renard. Quand on quitte un club prématurément comme j’ai dû le faire, l’essentiel est d’en sortir plus intelligent et de continuer toujours un peu mieux sa route  ».

La suite de cet entretien dans nos éditions digitales : Jankovic : « Je n’ai pas quitté le Standard fâché »