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Préliminaires de la Ligue des Champions: match fou entre le FC Bruges et Istanbul Basaksehir (3-3)

Vincent Joséphy |

Publié le Mercredi 26 Juillet 2017 à

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Alors qu’il menait de deux buts en première mi-temps, le Club s’est ensuite effondré après le repos (3-3). La Ligue des champions s’est éloignée.

Quelle qu’ait été la campagne de préparation, un premier match officiel suscite toujours autant d’attentes que d’interrogations. Alors, mercredi, quand le Club, très moyen lors de ses matchs amicaux, est entré en piste au troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions, tout le monde était impatient de voir s’il était ou non taillé pour, déjà, poser les premiers jalons d’une hypothétique qualification pour les phases de poules. La réponse aurait pu être positive mais, par la faute seconde période nettement plus délicate, l’équipe flandrienne aura à gérer un match retour particulièrement périlleux, mercredi prochain, à Istanbul. La Ligue des Champions, qui semblait déjà difficile à atteindre, semble s’être davantage éloignée…

Opposés à Istanbul Basaksehir, un adversaire présenté comme redoutable mais inexpérimenté à ce niveau, les Brugeois avaient pourtant rapidement rassuré leurs partisans. Pour son match inaugural, Ivan Leko avait préféré titulariser Jérémy Perbet à Jelle Vossen en pointe et avait surtout confirmé deux autres nouvelles recrues dont on dit le plus grand bien dans son onze de base : le médian zimbabwéen Marvelous Nakamba et l’ailier nigérian Bonaventure Dennis. Tous deux ne tardèrent d’ailleurs pas à confirmer ces bons pressentiments.

Censé suppléer Simons, que l’on verra moins sur la pelouse, le premier a montré qu’il avait un gros volume de jeu à la récupération, mais qu’il savait aussi exceller dans le jeu aérien et initier les reconversions offensives rapides. Le tout en se sacrifiant pour le collectif via une activité incessante qu’il conviendra peut-être de canaliser pour la suite de la saison. Quant à Dennis, au sujet duquel Vossen disait qu’il allait aussi vite qu’Izquierdo, il a tout dans les pieds et les jambes pour faire oublier le Colombien en cas de départ plus que probable d’ici la clôture du mercato. Alors que l’on jouait depuis moins de cinq minutes, Dennis réceptionna un ballon précis de Refaelov et ouvrait le score via une frappe tendue passée entre les jambes de son garde du corps (1-0). En plus d’être déterminés et engagés, voilà que les Brugeois faisaient preuve d’un réalisme de bon aloi. Dix minutes plus tard, sur leur deuxième occasion, ils allaient même doubler la mise sur un coup-franc somptueux de Denswil (2-0).

Dominé dans le jeu puisqu’il n’affichait que 40 % de possession de balle à la pause, le Club aborda la seconde période sans la même envie, sans cette saine agressivité dont il avait fait preuve en début de match. Et il fut rapidement puni de cette nonchalance, notamment en raison d’un manque d’autorité en défense centrale. Devant, Perbet était trop isolé. De Bock, rapidement suppléé par Touba, ou Refaelov, qui ne parvenait pas à confirmer son bon premier acte, s’éteignaient au fil des minutes. Suite à la magnifique réduction du score de Mossoro (2-1), consécutive à une perte de balle de Nakamba, Leko tenta d’introduire encore un peu de sang neuf avec la montée au jeu d’un Izquierdo à court de rythme. Au lieu de relancer son équipe, ce changement eut l’effet inverse. Sur un nouveau contre rondement mené par le club turc, Palacios laissait beaucoup trop de latitude à Elia, qui, cette fois, ne laissait pas passer sa chance (2-2). Et quand Mossoro mettait un terme victorieux à une action d’école favorisée par l’apathie brugeoise à un quart d’heure du terme, on se dit que les chances des vice-champions de Belgique s’étaient définitivement éloignées. Heureusement, Denswil, sous les yeux d’émissaires de Hambourg venus spécialement le visionner, trouva une dernière fois à la faille, à nouveau sur coup-franc (3-3). Mais que ce fut laborieux !