Publié le Dimanche 23 Juillet 2017 à

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Wanty veut capitaliser sur sa formidable aventure au Tour

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Dernier défi de l’équipe : terminer à 9 au pied de la Tour Eiffel.


Le leader Guillaume Martin s’est bien accroché en haute montagne, même s’il était assez logiquement trop isolé à ce niveau. © Photo News.

Le leader Guillaume Martin s’est bien accroché en haute montagne, même s’il était assez logiquement trop isolé à ce niveau. © Photo News.

Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, et Jean-François Bourlart y compte bien. Le manager du team Wanty-Groupe Gobert veut profiter du bon Tour réussi par Guillaume Martin, Thomas Degand et Cie pour faire grandir son équipe, en pérenniser l’avenir. La Grande Boucle est une formidable aventure que tout le monde veut mener à bien jusqu’aux Champs-Elysées, si possible en ralliant Paris avec l’effectif complet, après 21 étapes sans concession. La 22 e , elle débutera lundi prochain et se disputera sur un autre relief, pas forcément moins ardu que celui proposé dans les massifs montagneux.

La curiosité que faisait naturellement naître le Petit Poucet du Tour, au départ de Düsseldorf, s’est transformée en élan de sympathie, au gré des échappées au long cours animées par Yoann Offredo, Guillaume Van Keirsbulck et Frederik Backaert surtout (longtemps roi des baroudeurs du Tour, avant d’être supplanté par Thomas De Gendt). Mais désormais, l’équipe wallonne est observée d’un autre œil au sein du peloton. «  L’exemple de Guillaume Martin est source d’inspiration  », note l’attaché de presse Maxime Segers. «  On sent que de jeunes coureurs, français mais pas seulement, se disent que notre équipe peut être un espace d’expression très intéressant en première partie de carrière pro, qu’il n’est pas nécessaire de décrocher une place dans les structures françaises plus huppées pour malgré tout faire son métier dans de bonnes conditions, faire son trou chez les pros.  »

Le pouvoir d’attraction de Wanty-Groupe Gobert s’est sacrément renforcé ces trois dernières semaines, Jean-François Bourlart et Hilaire Van der Schueren sont à l’affût des bonnes opportunités, notamment convaincus qu’il est nécessaire d’améliorer l’encadrement direct de Guillaume Martin, pépite qui se polit en se frottant aux contreforts des cols de haute montagne mais talent qui y reste trop isolé, malgré le bon boulot assumé par Thomas Degand et Marco Minnaard notamment. «  Parmi nos pistes de recrutement pour 2018, nous cherchons en effet un coureur d’expérience qui puisse protéger Guillaume plus longtemps dans les cols. Il y perd encore trop d’énergie en se battant pour son placement.  »

Sur base d’un budget pour l’heure de 4 millions d’euros, chaque choix sera forcément réfléchi et soupesé avec rigueur.

«  De la plus-value, c’est le leitmotiv.  »

L’avenir se prépare aujourd’hui mais n’interdit pas de profiter du moment présent. A quelques encablures de Paris, l’équipe s’arc-boute autour de son ultime objectif : terminer au complet sur les Champs. «  Depuis que nous avons reçu l’invitation d’ASO, nous avions deux challenges en tête  », rappelle Jean-François Bourlart. «  Primo, ne pas être ridicules, démontrer que nous avions tout à fait notre place à la grande tablée de juillet. Nous l’avons relevé, si j’en juge par notre prize money (NDLR : plus de 30.000 euros) et les commentaires positifs recueillis auprès de Christian Prudhomme et des suiveurs. Secundo : finir à neuf à Paris. Il faut un peu de chance mais elle ne nous a pas lâchés jusqu’ici…  »

Les bobos dus aux chutes (Pasqualon), les coups de fatigue (Smith, Degand), les microbes (Vanspeybrouck, Offredo), tout a été surmonté, géré, éradiqué, pour apercevoir la Tour Eiffel. «  Guillaume Martin est émoussé, après tous les efforts consentis dans les cols pour rester dans le top 20, mais il s’accroche. Quand on voit l’aisance avec laquelle Guillaume Van Keirsbulck règle le tempo du gruppetto dans les cols, comme un vieux briscard, on sent que ce Tour a fait énormément de bien à tout le groupe.  » Il a bonifié un degré de forme qui sera très utile en fin de saison et solidifié la confiance de coureurs qui étaient jusqu’alors en quête de certitudes, au top niveau.

«  Notre directeur sportif Hilaire Van der Schueren était le seul à connaître les réalités du Tour. Il dispute son 20 e  et jamais, il n’avait pris autant de plaisir en montagne, en voyant Guillaume Martin se battre seulement avec ses jambes, sa volonté et sa bonne conscience pour viser le top 20 (NDLR : il est désormais 23 e  du général). Ce sont des valeurs saines qui nous correspondent.  »

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