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Christian Benteke évoque le manque de collectif chez les Diables: «On pense trop à notre carte personnelle»

S. B. |

Publié le Mardi 2 Mai 2017 à


Photo News

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L’attaquant de Crystal Palace a mis le temps, mais il a fini par digérer son départ de Liverpool. Depuis quelques semaines, il a repris son rythme de buteur. Il s’est confié à Sport/Foot Magazine.

Passé en coup de vent lors de la saison 2015-2016 du côté d’Anfield Road, Christian Benteke a gardé un goût amer de cette année sous les ordres de Jurgen Klopp : «  Je ne peux pas lui en vouloir, explique l’avant-centre des Eagles. Je pouvais être frustré sur le moment même mais de toute façon ce n’est pas une personne qui va réussir à détruire ce que j’ai construit et ce que je vais construire. Dans tous les cas, je ne me serais pas laissé faire. Et dans ma tête, je suis plutôt du genre à me dire : si ça ne marche pas ici, ça marchera ailleurs.  »

Toutefois, son faible temps de jeu lui pesait particulièrement. «  Je n’ai pas pu m’exprimer, regrette-t-il. Les gens me font rire quand ils rappellent cette stat que j’ai marqué quasi autant de goals contre Liverpool qu’avec Liverpool. Mais avec Liverpool, je ne jouais quasiment pas. Et pourtant, j’ai quand même inscrit 9 buts en championnat. Moi, je n’ai pas eu l’occasion de m’exprimer suffisamment pour parler d’échec  ».

« Faire le sale travail pour l’autre, c’est ce qu’on doit améliorer »

En ce qui concerne les Diables, Christian Benteke estime que le collectif est encore perfectible : «  Vouloir se faire mal pour l’autre, faire le sale travail pour l’autre, c’est ce qu’on doit améliorer. Vu la concurrence en équipe nationale, inconsciemment on pense trop à notre carte personnelle. Mais après, devant les caméras, on ne fait pas semblant, on s’entend bien, a-t-il rassuré au micro de Sport/Foot Magazine. Mais on doit encore améliorer cette envie de se dépasser collectivement. On est déjà plus soudés qu’avant. »

Il met néanmoins le doigt sur les progrès effectués depuis l’arrivée de Robert Martinez : «  À l’Euro, par exemple, on était préparé mais pas de manière approfondie. Notre jeu était très spontané, on faisait un peu ce qu’on voulait.  »

Le buteur de 26 ans a ensuite glissé son soutien à son compatriote Axel Witsel, suite à son départ en Chine : «  Il y a des offres que tu ne peux pas refuser. Bien sûr que je le comprends. Ce sont des hypocrites, ceux qui le critiquent. Moi, j’ai félicité Axel pour son transfert. On en a parlé en sélection et, en tout cas, tous ceux qui étaient là avec moi, comprenaient son choix.  »

Lucide quant à l’évolution de sa carrière, il n’a d’ailleurs pas exclu de signer un jour, lui aussi, dans un club chinois…