Publié le Vendredi 10 Mars 2017 à

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Stupeur cette nuit à Sclayn: un Français converti à l'Islam fonce dans la vitrine des pompes funèbres Warzée, sort de sa voiture et se couche sur un tapis de prières

Rédaction en ligne

« On a vécu un truc de fous… » : telles sont les paroles du propriétaire des Pompes funèbres Warzée, à Sclayn, après l’incroyable nuit qui a vu la devanture de son entreprise démolie dans d’étranges circonstances.

Photos

Les faits ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi.

Au volant de sa voiture, un Français (« Radicalisé », nous informe le patron de l’entreprise) fonce dans la vitrine des pompes funèbres Warzée.

(photo de Vincent Lorent)

Après le crash (voulu ou non), l’homme est sorti de sa voiture avec un tapis de prières et s’est couché dessus. « Il aurait crié à la gloire d’Allah, en disant que l’islam vaincrait l’Europe », selon un des administrateurs du funérarium.

Forces de l’ordre et ambulance sont arrivées sur place peu après. L’homme, blessé, a été amené à l’hôpital.

(VL)

Les dégâts dans l’entreprise de pompes funèbres, dans laquelle reposait cette nuit-là le corps d’un défunt, sont semble-t-il importants.

Aucun détail n’a encore été communiqué quant à l’identité et les motivations de l’individu.

« C’est surtout un déséquilibré ! »

Au niveau du Parquet de Namur, on confirme les faits tout en les relativisant. « Nous ne sommes pas du tout dans une situation de terrorisme, dans la recherche d’un djihadiste », réagit le Procureur de Namur Vincent Macq. « Il s’agit bien d’un sujet français de la région de Givet, converti à l’Islam comme c’est son droit le plus strict. Mais il s’agit surtout d’une personne dont l’état mental est plus que préoccupant. Honnêtement, ce n’est pas un djihadiste, mais un déséquilibré. »

(VL)

L’homme était d’ailleurs suivi en France pour avoir tenu des propos inquiétants. « Mais les Français le connaissaient aussi surtout comme quelqu’un qui a un problème mental important. » L’attaque du funérarium de Sclayn (Andenne) ne ferait donc pas partie d’un plan terroriste. « L’acte interpelle ! », reprend le procureur namurois. « Mais ce n’est pas un acte rationnel. » Les médecins qui s’occupent de lui considéreraient même que sa place est davantage en psychiatrie qu’aux urgences.

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